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Helsing va renforcer ses systèmes sous-marins autonomes à intelligence artificielle en acquérant Blue Ocean, spécialiste basé au Royaume-Uni et en Australie des véhicules autonomes sous-marins.

Cette acquisition permettra d’intégrer l’expertise matérielle et industrielle de Blue Ocean aux systèmes d’intelligence artificielle développés par Helsing. Selon l’entreprise, cette synergie accélérera le développement et la production en série de plateformes autonomes destinées à la protection de l’espace sous-marin, contribuant ainsi à la mise en place de capacités souveraines à l’échelle européenne et australienne.

Amelia Gould, directrice générale du secteur maritime chez Helsing, a déclaré : « La nécessité d’une approche autonome intelligente à grande échelle est évidente. En collaborant avec Blue Ocean, nous pourrons concevoir un planeur autonome qui représente un saut technologique majeur pour mener des missions de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) sous-marines pour les marines militaires. » Elle a ajouté que cette alliance « est logique » dans la démarche de Helsing visant à renforcer son offre maritime pour les partenaires européens et AUKUS.

Mike Deeks, directeur général de Blue Ocean, a quant à lui souligné : « Depuis nos premiers échanges avec Helsing, nous avons bâti une collaboration solide, réunissant notre technologie de véhicules sous-marins autonomes à la puissante capacité de traitement Edge AI de Helsing, créant ainsi une solution hautement efficace pour la lutte anti-sous-marine et la surveillance à grande échelle. » Il a décrit ces systèmes comme étant « essentiels pour l’élaboration d’une image opérationnelle commune moderne, ainsi que pour la protection des frontières et des infrastructures stratégiques. »

Cette prise de contrôle intervient après les récents essais du planeur sous-marin autonome SG-1 Fathom de Helsing, conduits en juillet au British Underwater Test and Evaluation Centre (BUTEC), ainsi que l’annonce d’un investissement de 350 millions de livres dans une nouvelle « Resilience Factory » à Plymouth.

La finalisation de l’opération est prévue via un arrangement au sein des actionnaires conformément au droit australien, et reste soumise à l’approbation des autorités judiciaires, réglementaires et des actionnaires.