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Les États-Unis et plusieurs pays européens font pression sur la Grèce afin qu’elle vende une partie de ses 25 avions de combat Mirage 2000-5, que le pays envisage de retirer du service, pour les transférer à l’Ukraine.

Washington, Paris et certains pays d’Europe de l’Est invitent Athènes à contribuer de manière plus significative à l’effort militaire en faveur de l’Ukraine, au-delà d’équipements désormais obsolètes comme les 60 obusiers M-110 en service depuis les années 1960.

Cette demande, surtout portée par les États-Unis, la France et les pays d’Europe orientale, vise à obtenir un engagement plus concret de la Grèce dans le soutien à Kiev.

Les États-Unis encouragent également Athènes à acquérir davantage de systèmes d’armes américains via l’initiative dite de la Priority Ukraine Request List (PURL).

Si la Grèce décide d’aller de l’avant avec ce plan, ce qui reste pour l’instant peu probable, elle vendrait ses Mirage 2000-5 à des pays intermédiaires comme les États-Unis, la France, l’Allemagne, mais aussi à des nations aux moyens plus limités telles que la République tchèque ou l’Estonie. Ce dernier, un des soutiens les plus engagés d’Ukraine, aurait manifesté son intérêt pour acquérir certains appareils. Ces intermédiaires se chargeraient ensuite de livrer les avions à l’Ukraine ou de fournir d’autres types d’aéronefs.

Le soutien technique des Mirage 2000-5 est prévu pour prendre fin en 2027, ce qui pousse la Grèce à envisager le retrait de ses avions les plus anciens. Néanmoins, les discussions avec l’Inde concernant une possible vente sont au point mort et aucun autre pays des Balkans ne s’est montré intéressé jusqu’à présent.

Par ailleurs, Athènes négocie avec la France l’achat de 6 à 12 Rafale supplémentaires et essaie d’obtenir un tarif réduit en échange de la cession d’une partie de sa flotte de Mirage 2000-5.

Les projets de désarmement et de revente des anciens avions de combat grecs avaient été révélés pour la première fois en mars 2024. À cette occasion, le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, avait confirmé la volonté du gouvernement de réorganiser largement les forces armées dans le cadre de ce qu’il qualifie de « plus grand programme de réforme de l’histoire de l’État grec moderne ».

En juillet 2024, il avait par ailleurs été rapporté que la Grèce envisageait la vente d’environ 30 chasseurs F-16 aux États-Unis. Après leur remise en état et modernisation, ces avions pourraient être transférés à l’Ukraine.

La mise hors service de ces F-16 est motivée par leur état technique, qui ne permet pas leur mise à niveau vers le standard avancé Block 70 Viper.

Selon le rapport, la Grèce compte utiliser les revenus issus de la vente de ses F-16 à Washington afin de cofinancer l’acquisition de nouveaux chasseurs F-35.

Dmytro Shumlianskyi