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Le Congrès a de nouveau remis en question, vendredi, les affirmations du gouvernement et des forces armées concernant l’opération antiterroriste Sindoor. Ajay Rai, chef du parti dans l’État de l’Uttar Pradesh, a déclaré qu’« il y a quelque chose de louche ».

« Que signifient ces tentatives répétées de communiquer des déclarations et des clarifications au public et aux médias… il y a clairement quelque chose de suspect. Le Premier ministre devrait exposer les faits à la nation et régler cette affaire une bonne fois pour toutes », a-t-il affirmé.

Le responsable du Congrès a ajouté : « Les déclarations publiques répétées du chef d’état-major des armées (CDS) prouvent qu’il y a un problème. Le doute s’accentue d’autant plus que le CDS et le chef des forces armées donnent des versions divergentes. »

« Le moment est venu pour le Premier ministre de partager toute la vérité avec la population », a insisté Ajay Rai.

Ces propos interviennent parallèlement aux déclarations de l’Air Chief Marshal A.P. Singh, qui a indiqué vendredi que l’opération Sindoor avait infligé de lourds dégâts aux forces pakistanaises, notamment en détruisant des avions de chasse hautement performants, tels que les F-16 américains et les J-17 chinois, lors du face-à-face militaire de quatre jours du 7 au 10 mai.

Selon lui, les forces indiennes disposent de preuves attestant d’au moins une frappe à longue portée sur un avion de surveillance aéroporté (AEW&C) ainsi que de quatre à cinq attaques sur des chasseurs ennemis durant l’opération.

Le chef de l’aviation indienne a déclaré : « La réussite majeure de cette opération est la plus longue portée de tir jamais enregistrée par l’Armée de l’air indienne, un jalon qui témoigne de l’efficacité croissante et de la portée étendue des capacités aériennes de l’Inde. »

Durant l’opération Sindoor, l’IAF (Indian Air Force) a non seulement pénétré profondément en territoire ennemi mais réalisé le tir à la plus longue distance jusqu’à présent — environ 300 km — neutralisant toute capacité d’opération du Pakistan même à l’intérieur de ses frontières.

Il a aussi souligné le rôle clé des infrastructures robustes de défense aérienne indienne dans la coordination et la protection efficaces des assets au cours de cette opération.

« Nous avons pu les mettre à genoux en une seule nuit d’opérations intensives. La capacité de l’Armée de l’air à délivrer ce niveau de puissance de feu dévastatrice est démontrée pour la première fois depuis 1971 », a affirmé l’Air Chief Marshal Singh.

Par ailleurs, le ministre indien des Affaires étrangères, S. Jaishankar, a raillé l’opposition qui, selon lui, aurait alerté le gouvernement à propos de la « fusion » sino-pakistanaise, notamment durant l’opération Sindoor, ce qui constituerait une menace sérieuse pour la sécurité nationale de l’Inde.

Lors du débat sur l’opération Sindoor au Rajya Sabha, ministre a tourné en dérision certains membres de l’opposition, qualifiés de « gurus de la Chine », accusés de donner des leçons au gouvernement tout en ayant eux-mêmes minimisé à plusieurs reprises le risque chinois dans le passé.

La réponse de Jaishankar fait suite aux mises en garde du chef de l’opposition à la Lok Sabha, Rahul Gandhi, qui avait alerté sur la « fusion Chine-Pakistan » et exhorté le gouvernement à « ouvrir les yeux » face aux menaces du XXIe siècle.