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Les forces ukrainiennes poursuivent leurs succès face aux unités russes encerclées près de Dobropillia, au nord de Pokrovsk, consolidant leur contrôle sur plusieurs zones tout en éliminant les poches de résistance restantes. Parallèlement, les États-Unis fournissent désormais des renseignements à l’Ukraine pour appuyer des frappes en profondeur contre l’infrastructure énergétique russe. De son côté, Vladimir Poutine prépare la confiscation des investissements occidentaux en Russie afin de les transférer à des oligarques proches du Kremlin pour financer la guerre.

Ukrainiens et Russes s’affrontent autour de Dobropillia, avec une progression ukrainienne marquée par la réduction des poches russes encerclées. Selon les dernières analyses publiées par DeepstateMap, plusieurs localités rurales ont été libérées, renforçant l’étau autour de ces unités russes isolées. Malgré des tentatives répétées, les forces russes n’ont pas réussi à briser l’encerclement. Les médias occidentaux avaient précédemment annoncé leur destruction, ce qui se confirme sur le terrain au bénéfice des forces ukrainiennes.

Un nouveau palier dans le soutien américain à l’Ukraine : les États-Unis ont confirmé fournir des renseignements permettant de cibler la stratégique infrastructure énergétique russe sur le territoire russe, afin de mener des frappes précises en profondeur. Cette étape marque un changement significatif, car jusqu’ici, l’aide américaine se limitait à des renseignements plus proches des lignes de front. Cette information a été relayée par le Wall Street Journal et résumée dans des revues spécialisées en défense. De plus, Washington envisage de fournir à l’Ukraine des missiles de croisière Tomahawk et Barracuda, ainsi que des missiles sol-sol à longue portée pouvant atteindre jusqu’à 800 km, incluant les futurs PrSM pour les lance-roquettes HIMARS et M270 dotés d’une portée d’environ 500 km.

Confiscation des actifs occidentaux en Russie : Vladimir Poutine a promulgué une loi autorisant la nationalisation formelle – et non plus seulement informelle par des méthodes opaques – des investissements étrangers en Russie. Ces avoirs confisqués pourraient être vendus à des oligarques proches du pouvoir pour alimenter le financement du conflit ukrainien. Cette mesure fait suite au gel des actifs russes à l’étranger décidé par les pays occidentaux, mais la confiscation constitue une étape plus radicale. Bloomberg souligne que cette décision illustre les risques pour les entreprises et investisseurs occidentaux qui, malgré les avertissements, ont maintenu ou développé leurs capitaux en Russie depuis 2014. En particulier dans un régime autoritaire, kleptocratique et corrompu où la propriété privée reste toujours conditionnée par la bonne volonté du pouvoir politique.

Les précédents appels à la prudence dans les investissements en Russie paraissent aujourd’hui confirmés. De nombreuses entreprises avaient choisi de se retirer après l’invasion à grande échelle du territoire ukrainien en 2022. Ceux qui n’ont pas suivi cette voie s’exposent désormais à des pertes définitives.

Un vécu au cœur du conflit : un témoignage vivant rapporte que, malgré des scènes calmes comme des couchers de soleil sur la rivière à Dnipro, la guerre reste omniprésente. Une ambulance traverse régulièrement la ville, transportant les blessés de l’est ukrainien vers les hôpitaux locaux – une cadence d’une ambulance toutes les cinq minutes. Ce témoignage illustre la tension constante derrière le quotidien.

Le rejet des armes confisquées au Canada : le gouvernement canadien a annulé son projet de transférer à l’Ukraine des armes à feu saisies, jugées inadaptées au combat. Selon The Defense Post, la plupart de ces armes ne respectaient pas les normes de l’OTAN. Ce revirement rappelle les décisions similaires en Suède, où la confiscation de fusils semi-automatiques de chasse a également suscité débat. L’inefficacité des armes de chasse en contexte militaire est reconnue, quelles que soient les opinions passionnelles sur la question. Le gouvernement canadien avait déjà débloqué environ 750 millions de dollars canadiens pour ce programme, mais la province de l’Alberta s’y était opposée, qualifiant cette mesure de « vol d’armes appartenant à des propriétaires respectueux des lois ».