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Les forces armées françaises ont pris le contrôle du pétrolier Boracay, également connu sous le nom de Pushpa, au large du port de Saint-Nazaire, sur la côte Atlantique.

Ce navire de 244 mètres de long est largement identifié comme appartenant à la « flotte fantôme » russe, utilisée pour contourner les sanctions internationales.

Selon les médias français, le navire est actuellement à l’ancre pendant que les autorités mènent une enquête sur sa possible implication dans des « infractions graves » liées à la sécurité française et européenne. Cette intervention intervient moins de 24 heures après l’annonce par les responsables français de l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant ce pétrolier.

Le Boracay, qui a quitté le port de Primorsk en Russie le 20 septembre avec environ 115 000 tonnes de pétrole à bord, a traversé la mer Baltique et les eaux danoises avant d’arriver au large de la Loire-Atlantique. Bien qu’il navigue actuellement sous pavillon béninois, ce navire a une longue histoire de changements d’immatriculations et de noms, ayant été auparavant enregistré au Gabon, aux îles Marshall et en Mongolie.

Les services de sécurité soupçonnent le tanker d’être lié aux récents survols de drones au-dessus du Danemark fin septembre, incidents qui ont suscité une inquiétude accrue à travers l’Europe. Le navire fait également l’objet de sanctions américaines et européennes, accusé de faire partie d’une flotte comptant plusieurs centaines de pétroliers utilisés pour échapper aux restrictions et transporter illégalement du pétrole russe en violation des mesures internationales.

Construit en 2007, le Boracay est associé au réseau russe de la « flotte fantôme », estimé entre 600 et 1 000 bâtiments. Cette flotte est réputée pour ses structures de propriété opaques, ses requalifications fréquentes sous des pavillons de complaisance, ainsi que pour ses transferts de cargaisons en mer, destinés à masquer l’origine des cargaisons.

Les autorités françaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’ampleur de l’enquête ni sur d’éventuelles poursuites, mais des militaires restent déployés à bord du pétrolier.