L’Inde a vivement répondu aux déclarations du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, réfutant ses prétendues “victoires” et réaffirmant sa détermination à ne pas céder au chantage nucléaire exercé par Islamabad. Lors d’une intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, une représentante indienne a dénoncé avec ironie les accusations pakistanaises, tout en soulignant la politique de tolérance zéro de New Delhi face au terrorisme et à ses soutiens.
“Si des bases aériennes dévastées et des pistes détruites apparaissent comme une victoire, alors le Pakistan peut en profiter”, a déclaré Petal Gahlot, première secrétaire à la mission indienne auprès de l’ONU, en se moquant des affirmations de Shehbaz Sharif qui prétendait avoir remporté le conflit contre l’Inde (Bharat).
Profitant de son droit de réponse après le discours du Premier ministre pakistanais, elle a qualifié ses propos de “théâtraux et absurdes” et a vigoureusement rejeté les accusations lancées contre l’Inde. Gahlot a également réaffirmé la position indienne de ne faire aucune distinction entre terroristes et leurs commanditaires, assurant que tous en seraient tenus responsables.
“Nous ne laisserons pas non plus le terrorisme se pratiquer sous la menace d’un chantage nucléaire. L’Inde ne cédera jamais à de telles menaces”, a-t-elle insisté, ajoutant que le message de New Delhi à la communauté internationale était clair : tolérance zéro face au terrorisme.
Dans son intervention, la diplomate indienne a accusé Islamabad de faire du terrorisme un pilier central de sa politique étrangère et d’en glorifier les acteurs, en les protégeant activement. “Aucun scénario, aucun mensonge ne peut dissimuler cette réalité”, a-t-elle affirmé, rappelant que le Pakistan avait récemment protégé à l’ONU un groupe terroriste pakistanais, “The Resistance Front” (TRF), responsable d’une attaque barbare ayant coûté la vie à 26 touristes hindous et chrétiens dans le territoire indien du Jammu-et-Cachemire.
Elle a rappelé que TRF avait revendiqué sans honte cette attaque meurtrière survenue à Pahalgam. Concernant la fin du conflit en mai, Gahlot a qualifié le récit de Sharif de “très étrange” et l’a mise au défi de regarder les images des destructions causées, notamment aux bases aériennes pakistanaises.
“Jusqu’au 9 mai, le Pakistan continuait de menacer l’Inde de nouvelles attaques. Mais dès le 10 mai, son armée a directement sollicité un cessez-le-feu”, a-t-elle expliqué. Ce revirement faisait suite aux frappes destructrices des forces indiennes contre plusieurs bases aériennes pakistanaises, dont les photos sont d’ailleurs accessibles au public.
Le Directeur général des opérations militaires pakistanaises, le Major Général Kashif Abdullah, avait ainsi contacté son homologue indien, le Lieutenant Général Rajiv Ghai, pour demander un cessez-le-feu.
En défense de l’Opération Sindoor menée par l’Inde pour éliminer les foyers terroristes sur le territoire pakistanais, Gahlot a rappelé que le Pakistan était responsable d’attentats à l’encontre de civils innocents en Inde. New Delhi a exercé son droit à la défense et a poursuivi les organisateurs ainsi que les auteurs en justice.
Face à la tentative pakistanaise de détacher l’Opération Sindoor de ses liens terroristes, elle a dénoncé “une tradition profondément ancrée dans l’exportation du terrorisme” et leur propension à construire les récits les plus fallacieux pour masquer la vérité.
“Une image vaut mille mots”, a-t-elle souligné en évoquant les nombreuses photos diffusées montrant des terroristes éliminés dans les complexes de Bahawalpur et Muridke.
“Quand les responsables civils et militaires pakistanais glorifient publiquement des terroristes notoires, comment douter de la nature de ce régime ?” s’est interrogée Gahlot, rappelant que des ministres pakistanais ont récemment reconnu avoir hébergé des camps terroristes pendant des décennies.
Cette hypocrisie persistante, à laquelle contribue désormais même le Premier ministre pakistanais, n’est pas une surprise, a-t-elle ajouté. En avril, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, avait d’ailleurs admis ces pratiques lors d’une interview à la chaîne britannique Sky News.
Enfin, Gahlot a réfuté l’implication du président américain Joe Biden dans la médiation du cessez-le-feu, comme l’a avancé Sharif. Elle a rappelé que l’Inde et le Pakistan ont toujours convenu de résoudre leurs différends de manière bilatérale, sans intervention de tiers.
“C’est la position nationale de longue date de l’Inde”, a-t-elle conclu.