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Quelques jours après l’annonce américaine du premier vol prévu en 2028 pour son chasseur de sixième génération F-47, les premières images du J-50, futur avion de combat chinois de même génération, ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux. Ce prototype développé par la Shenyang Aircraft Corporation, dans le cadre du programme J-XDS, dévoile déjà des caractéristiques prometteuses.

Neuf mois après la publication des premières photos et vidéos de ce nouveau chasseur chinois, surnommé J-50, des clichés le montrant statique sur une piste d’atterrissage ont été diffusés. L’origine exacte de ces images reste inconnue : elles ont été prises à distance respectable et représentent en réalité une photo d’écran capturée avec une caméra.

Il est donc probable que des images plus nettes et détaillées, prises lors des roulages au sol, apparaissent prochainement, sauf si l’auteur de cette fuite est intercepté d’ici là.

Si cette fuite semble contrôlée par Pékin, elle pourrait aussi s’inscrire dans un contexte de compétition médiatique avec les États-Unis, qui viennent d’annoncer le vol du F-47 dans deux ans. Contrairement à Washington, qui conserve la plus grande discrétion sur son appareil, la Chine affiche ouvertement ses avancées, bien que cette mise en lumière puisse également être un exercice de désinformation. Néanmoins, ces images confirment des éléments déjà visibles dans d’autres reportages au sol.

On distingue notamment des ailerons de type delta à pointe entièrement mobiles sur les ailes, ainsi qu’une importante mécanisation en bord de fuite. Ces choix techniques répondent à la problématique du contrôle de l’appareil malgré l’absence de queues horizontales et verticales traditionnelles, ainsi que de gouvernes conventionnelles.

Un autre aspect surprenant est la présence de tuyères plates dotées de vecteurs de poussée variables. Jusqu’ici, cette technologie complexe avait été mise en œuvre à l’état de production uniquement sur le F-22 américain. En Russie, des expérimentations similaires sur le Su-57 ne sont restées que des démonstrations de prototypes, sans application industrielle à ce jour.

La tuyère plate devrait réduire la signature radar et infrarouge, bien que cela se fasse au prix d’une diminution partielle de la poussée et d’un coût élevé. Pour comparaison, le F-35 américain, dont le moteur F135 dérive du F119 du F-22, a préféré revenir à une tuyère classique munie d’un déflecteur de poussière.

Une autre technologie « empruntée » par la Chine aux États-Unis est la prise d’air DSI (Diverterless Supersonic Inlet). Ce système à débit fixe n’emploie aucune partie mobile, ce qui le rend plus léger et plus simple. Son design exige cependant un calcul précis de toute la partie avant du fuselage. Cette technologie équipe le F-35 ainsi que plusieurs avions chinois de 4e génération comme les J-10B/C et JF-17, et de 5e génération tels que le J-20 et le J-35.

Les photos du J-50 révèlent par ailleurs un appareil de taille importante, illustrée par la dimension de la verrière monoplace. Cette configuration suggère une autonomie significative, renforcée par la présence d’un système de ravitaillement en vol visible près de la cabine, du côté droit.

Cette architecture offre également une capacité conséquente de transport d’armement dans des soutes internes, optimisant la furtivité. De plus, une large ouverture transparente sous la cabine correspond probablement à une station de détection optique, soulignant les aptitudes multitâches de l’appareil, notamment sa capacité à mener des frappes terrestres de haute précision.

Enfin, les protubérances rectangulaires visibles au-dessus et en dessous du fuselage, semblant intégrer des lentilles de type Luneberg, indiquent que la Chine souhaite préserver un véritable haut niveau de furtivité sur le J-50.