« Un monde en guerre réclame la paix », déclare le chef de l’ONU à l’ouverture de l’Assemblée
À New York, le 21 septembre 2025, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé un appel solennel à l’occasion de la Journée internationale de la paix, soulignant que « notre monde en guerre crie pour la paix ». Il invite tous à agir sans délai pour faire taire les armes, guérir les divisions et restaurer l’espoir.
« La paix, force la plus puissante pour un avenir meilleur »
« Des vies sont brisées, des enfances anéanties, et la dignité humaine fondamentale ignorée au cœur de la cruauté et des ravages de la guerre », a déclaré António Guterres dans son message à l’occasion de la Journée. « Tout ce que les victimes désirent, c’est la paix. »
Le secrétaire général a souligné que les conflits ne se limitent plus aux seuls champs de bataille, mais ont des répercussions transfrontalières qui alimentent déplacements, pauvreté et instabilité.
« Nous devons faire taire les armes. Mettre fin à la souffrance. Construire des ponts. Créer la stabilité et la prospérité. »
Un accent particulier sur les femmes et les jeunes
Instituée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1981, la Journée internationale de la paix est ensuite devenue un jour consacré à la non-violence et au cessez-le-feu. Cette année, le thème « Agir aujourd’hui pour un monde pacifique » met en lumière la nécessité urgente d’une action collective pour prévenir les conflits, combattre la haine et la désinformation, et soutenir les bâtisseurs de paix, en particulier les femmes et les jeunes.
La paix, condition sine qua non du développement durable
António Guterres a rappelé le lien étroit entre paix et développement durable, soulignant que neuf des dix pays les plus en difficulté sur le plan développemental sont également en proie à des conflits.
Il a également mis en garde contre le racisme et la déshumanisation, prônant à la place « un langage de respect » et le dialogue.
Cette célébration intervient à la veille de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, où les dirigeants mondiaux se réunissent à New York pour débattre des grands défis globaux : guerres, bouleversements climatiques, égalité des genres, et les risques comme opportunités liés à l’intelligence artificielle.
Le secrétaire général a insisté sur la nécessité d’un effort international renouvelé en faveur de la paix, face à des divisions qui se creusent et une instabilité croissante.
« Là où il y a la paix, il y a l’espoir », a-t-il affirmé. « La paix ne peut pas attendre – notre travail commence maintenant. »
Ce message a été porté lors de la cérémonie annuelle au siège de l’ONU pour la sonnerie de la Cloche de la paix.
Pour António Guterres, la quête de la paix est « le cœur battant » de l’organisation, mais « aujourd’hui, la paix est assiégée ».
« Les conflits se multiplient. Les civils souffrent. Les droits de l’homme et le droit international sont piétinés – donnant lieu à des scènes qui déshonorent notre humanité commune. »
La paix nécessite des actions concrètes
Au moment de la Journée internationale de la paix, sur le thème « Agir aujourd’hui pour un monde pacifique », António Guterres a rappelé que « la paix ne se construit pas par hasard ».
« Elle se forge avec courage, compromis et, surtout, action. »
Il a appelé à une mobilisation pour « faire taire les armes », renforcer la diplomatie, protéger les civils et défendre la Charte des Nations unies.
« Nous devons agir – pour s’attaquer aux causes profondes des conflits : inégalités, exclusion, discours de haine et chaos climatique. Agir – pour investir dans la prévention, le dialogue et la confiance. »
« Et nous devons agir pour soutenir les bâtisseurs de paix – en particulier les femmes et les jeunes – qui sont en première ligne de l’espoir. »
Ne pas renoncer, insiste la présidente de l’Assemblée générale
Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, a pris la parole lors de la cérémonie. Face aux nombreux conflits dans le monde, elle s’est interrogée : y aurait-il moins de guerres sans l’ONU ? Sa réponse a été claire : « définitivement pas. »
« Ce n’est pas le moment d’abandonner, a-t-elle déclaré. C’est un moment où il faut redoubler d’efforts. »
« Que la paix résonne »
Pour le secrétaire général, « la paix est la force la plus puissante pour un avenir meilleur », précisant qu’elle reste « à notre portée – si nous la choisissons. »
Ce message est symbolisé par la Cloche de la paix, coulée en 1952 avec des pièces de monnaie et médailles offertes par des personnes du monde entier, « unies dans leur aspiration à la paix ».
« Cette Cloche de la paix nous rappelle que même les plus petits gestes peuvent forger quelque chose de durable. »
« Même dans un monde fracturé, nous pouvons nous rassembler pour que la paix retentisse. Répondons à cet appel. »
À propos de la Cloche de la paix
La Cloche de la paix japonaise a été offerte aux Nations unies par l’Association japonaise pour l’ONU le 8 juin 1954. Sur son flanc, huit caractères japonais gravés signifient : « Longue vie à la paix mondiale absolue ».
Elle est installée dans une structure en bois rappelant un sanctuaire shinto traditionnel.
Elle est sonnée deux fois par an : le premier jour du printemps (équinoxe de mars) et à l’occasion de la Journée internationale de la paix.