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Les Marines déploient rapidement leur nouvelle plateforme de missiles anti-navires au Japon. Le Navy-Marine Expeditionary Ship Interdiction System, plus connu sous l’acronyme NMESIS, est positionné sur les îles autour d’Okinawa dans le cadre d’un exercice bilatéral axé sur la défense insulaire.

Lors d’une conférence de presse samedi, le colonel Richard Neikirk, commandant du 12e régiment littoral des Marines, a indiqué que les entraînements avec le NMESIS sont en cours. Selon Kyodo News, Neikirk a précisé que les Marines américains et les Forces d’autodéfense japonaises (FADJ) coordonnent la mise en œuvre rapide du NMESIS. L’entraînement porte sur son déploiement dans les îles de la préfecture d’Okinawa, où il assure une défense contre de potentielles menaces maritimes. Si les missiles anti-navires ont principalement été développés par la marine et l’armée de l’air, les Marines et l’armée américaine travaillent également depuis plusieurs années au développement et à la mise en service de batteries anti-navires et les déploient désormais sur le sol japonais.

Le NMESIS utilise des missiles Naval Strike, montés sur des véhicules tactiques légers télécommandés (Joint Light Tactical Vehicles) sans équipage. Chaque système permet aux Marines d’assurer une défense critique depuis des îles éloignées tout en restant hors de portée des ripostes si le système NMESIS est ciblé. Chaque missile dispose d’une portée d’environ 185 kilomètres, lui permettant d’atteindre des cibles situées bien au large.

Les États-Unis et le Japon participent actuellement à l’exercice Resolute Dragon 25, une série d’entraînements de deux semaines qui se terminera le 25 septembre. Pendant cet exercice, le Corps des Marines a également testé sa plateforme MADIS (Marine Air Defense Integrated System), tandis que les Forces d’autodéfense japonaises ont présenté leur missile surface-mer Type 12. L’exercice vise notamment à améliorer la capacité des deux armées à déployer rapidement ces systèmes d’armement. Plus tôt ce mois-ci, un C-130 de l’armée de l’air japonaise a transporté un système NMESIS d’Okinawa vers l’île d’Ishigaki, soulignant la coopération logistique bilatérale.

« Que ce soit les États-Unis transportant du matériel japonais ou le Japon transportant du matériel américain, la capacité conjointe à effectuer ces opérations est essentielle en situation de combat », a déclaré le colonel Neikirk. « Toutes les capacités américaines, combinées à celles des Forces d’autodéfense japonaises, sont complémentaires. »

Le corps des Marines a testé le système NMESIS durant les deux dernières années. Fin 2023, le 3e régiment littoral des Marines stationné à Hawaï a réceptionné l’une des premières batteries NMESIS, devenant ainsi la première unité à le déployer. Le premier système NMESIS est arrivé au Japon en juillet et restera au moins jusqu’à la fin de l’exercice Resolute Dragon 25.

En parallèle des entraînements NMESIS, l’armée américaine a également déployé au Japon une autre plateforme majeure de missiles anti-navires dans le cadre de l’exercice Resolute Dragon. L’Armée de Terre américaine a présenté son système Typhon, connu aussi sous le nom de programme Strategic Mid-Range Fires. Ce système sol-sol tire deux missiles navals capables de frapper des cibles à longue portée. Ce déploiement a suscité des critiques de la part de la Chine et de la Russie. Par ailleurs, des exercices militaires chinois se déroulent en mer à proximité, alors que l’exercice Resolute Dragon bat son plein.