Babcock Canada a signé un accord de partenariat avec Hanwha Ocean, société sud-coréenne, afin de soutenir le Projet canadien de sous-marin de patrouille (PCSP), l’une des plus importantes acquisitions de sous-marins conventionnels de l’histoire récente.
Ce partenariat fait de Babcock le partenaire exclusif pour le soutien en service de l’offre Hanwha Ocean, consolidant ainsi un protocole d’entente signé en 2021 et un accord de coopération technique établi en 2022 entre les deux entreprises. Hanwha Ocean a récemment été retenu par le gouvernement canadien comme l’un des deux fournisseurs qualifiés pour ce programme.
Si cette solution est choisie, le programme prévoit l’acquisition par le Canada d’un maximum de 12 nouveaux sous-marins, dont les quatre premiers seraient livrés d’ici 2035. Hanwha a indiqué pouvoir fournir la première version KSS-III seulement six ans après l’attribution du contrat, puis un exemplaire chaque année par la suite.
Tony March, PDG de Babcock Canada, a déclaré que cet accord « renforce encore notre relation existante avec Hanwha Ocean et permet de combiner l’expérience approfondie des deux organisations pour le Projet canadien de sous-marin de patrouille ».
Steve Jeong, responsable des activités navales mondiales chez Hanwha Ocean, a souligné que ce partenariat propose au Canada « la solution la moins risquée et la plus fiable pour assurer la disponibilité optimale de la flotte sous-marine ».
Babcock, déjà en charge du maintien en condition opérationnelle de la flotte de sous-marins de la Royal Navy britannique, pilote actuellement le soutien à long terme des sous-marins de la classe Victoria de la Marine royale canadienne. Hanwha apporte quant à elle son expertise reconnue en matière de conception et de construction navale, positionnant l’alliance pour offrir à la fois la construction et le soutien tout au long du cycle de vie des sous-marins.
Le PCSP vise à remplacer la vieillissante classe Victoria par une flotte moderne capable d’opérer sur l’Atlantique, le Pacifique et dans l’Arctique. Pour Ottawa, ce projet est une « opportunité transformationnelle » destinée à renforcer la sécurité maritime et la souveraineté canadienne.