Le ministère de la Défense britannique suit de près les essais en vol de nouveaux systèmes sans pilote menés en Australie et aux États-Unis, tout en rappelant que ses choix d’acquisition restent alignés sur sa propre Revue stratégique de défense et son plan d’investissement.
Le député conservateur Ben Obese-Jecty a adressé le 19 septembre trois questions écrites concernant les implications des programmes alliés : le Boeing MQ-28 Ghost Bat de la Royal Australian Air Force, le drone ravitailleur MQ-25 Stingray de la Marine américaine, ainsi que le YFQ-42 de General Atomics.
En réponse, le ministre de la Défense, Luke Pollard, n’a pas livré d’évaluation précise sur ces plateformes spécifiques. Il a plutôt souligné l’orientation du gouvernement vers une transformation à long terme. Selon lui, la Revue stratégique de défense (SDR) « trace la voie pour la prochaine décennie et au-delà afin de transformer la Défense », en mettant un accent particulier sur les enseignements tirés du conflit en Ukraine. Ces derniers, a-t-il expliqué, insistent sur la nécessité de « tirer parti des drones, des données et de la guerre numérique pour renforcer et sécuriser nos forces armées ».
La SDR identifie les systèmes sans pilote comme une priorité immédiate pour la Royal Air Force (RAF), recommandant une large variété de capacités plutôt que la dépendance à une seule plateforme. Luke Pollard a souligné un investissement de 2 milliards de livres sterling dans l’autonomie lors de cette législature et a confirmé la création d’un nouveau Centre des systèmes sans pilote de Défense, qui devrait atteindre sa capacité opérationnelle initiale d’ici février 2026.
Il a insisté sur le fait que les détails des futurs achats ne sont pas encore finalisés : « Les types exacts de systèmes sans pilote à acquérir et les investissements associés seront déterminés dans le cadre du Plan d’investissement de Défense. »
Que ce soit pour le Ghost Bat australien, le drone ravitailleur Stingray américain ou le YFQ-42 de General Atomics, le ministre a évité de désigner ces systèmes étrangers comme des modèles directs pour les acquisitions britanniques. Il les a plutôt présentés dans un contexte plus large où les alliés investissent également dans l’autonomie, tandis que le Royaume-Uni travaille à développer sa propre approche intégrée.