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Le chef de l’État-Major de l’Air indien, le maréchal de l’air AP Singh, a déclaré vendredi que le monde devait s’inspirer de l’Inde pour apprendre à déclencher et conclure un conflit dans les meilleurs délais, soulignant les objectifs clairement définis lors de l’opération Sindoor.

Lors d’une allocution, le maréchal a insisté sur la liberté totale accordée aux forces armées pour cette opération, sans aucune restriction imposée par la direction politique. Il a affirmé que la supériorité de la puissance aérienne avait été démontrée lors du conflit avec le Pakistan entre le 7 et le 10 mai, ajoutant que le système de missile S-400 avait constitué un facteur décisif en désorganisant complètement l’ennemi grâce à sa portée et sa puissance.

De nombreuses bases militaires pakistanaises ont été endommagées, a précisé le chef de l’Armée de l’air indienne. « Une grande partie de leur infrastructure, leurs radars, centres de contrôle et de coordination, leurs hangars et leurs avions ont subi d’importants dégâts », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs fermement rejeté les demandes de preuves quant à l’efficacité des frappes aériennes de Balakot en 2019, présentant certains éléments graphiques montrant les dégâts causés au Pakistan pendant l’opération Sindoor. Selon lui, la cessation rapide du conflit constituait un aspect essentiel de cette opération, notamment dans un contexte mondial marqué par des conflits souvent longs et prolongés.

Le maréchal Singh s’est également opposé à ceux qui estimaient que l’Inde aurait dû poursuivre son offensive contre le Pakistan. « Nous avons entendu certains dire qu’il aurait fallu aller plus loin. Nous avons stoppé la guerre très rapidement. Certes, le Pakistan était sur la défensive, cela ne fait aucun doute, mais quels étaient nos objectifs ? Nous étions dans une lutte antiterroriste. Nous devions frapper, ce que nous avons fait. Si nos objectifs sont atteints, pourquoi continuer un conflit ? Pourquoi le prolonger alors que cela a un coût très important ? »

Il a ajouté que prolonger l’opération aurait pu compromettre notre préparation pour d’éventuels conflits futurs ainsi que l’économie nationale et le progrès général du pays.

En faisant référence à divers conflits en cours, comme la guerre russo-ukrainienne, le chef de l’IAF a observé que « le monde oublie souvent ses objectifs initiaux lorsqu’un conflit démarre ». « Les enjeux évoluent, les egos prennent le dessus. C’est là que le monde doit tirer une leçon de l’Inde, sur l’importance de déclencher et terminer un conflit au plus vite », a-t-il conclut.

L’opération Sindoor a été lancée le 7 mai en réponse à l’attaque terroriste de Pahalgam, visant des infrastructures terroristes dans des zones contrôlées par le Pakistan. Ces frappes ont déclenché quatre jours d’intenses affrontements qui ont pris fin le 10 mai avec un accord de cessation des hostilités.

Concernant l’impact des systèmes S-400 et autres missiles longue portée utilisés durant l’opération Sindoor, le chef des forces aériennes a affirmé que leur portée et puissance empêchaient le Pakistan d’exploiter ses plateformes clés même sur son propre territoire. « Ils ne pouvaient même pas s’approcher de la zone où ils pouvaient relâcher leurs armes sans être menacés, et ceux qui tentaient étaient lourdement endommagés. Cela a été un véritable facteur décisif », a-t-il précisé.

« Un des meilleurs éléments a été la volonté politique évidente», a souligné le maréchal Singh. « Notre direction nous a fourni des directives claires, sans aucune restriction. Une pleine liberté a été laissée pour planifier l’opération. Il y a eu une réelle coordination entre les trois armées, qui ont planifié ensemble, aux côtés du chef d’état-major de la Défense et d’autres agences ».

Le conseiller à la sécurité nationale a par ailleurs joué un rôle important dans cette cohésion. Grâce à ces efforts conjoints, l’Inde a atteint ses objectifs. « Nous avons reçu des cibles terroristes précises que nous avons frappées avec exactitude. Quand nos ennemis ont refusé de cesser les hostilités et ont tenté de nous attaquer, nous avons riposté avec force », a conclu le chef de l’IAF.