<pSelon un rapport de The Print, l’Inde est sur le point de finaliser un contrat de défense majeur avec la France pour l’acquisition de 114 avions de chasse Rafale, avec une signature potentielle déjà prévue pour 2025. Ce contrat, estimé à environ 22 milliards de dollars, devrait renforcer de manière significative la puissance aérienne indienne tout en soutenant ses ambitions de production nationale dans le cadre de l’initiative « Make in India ».
Ce marché comprendrait la livraison directe de 18 avions depuis la France, tandis que les 96 appareils restants seraient assemblés localement en Inde, au sein de Dassault Reliance Aerospace Limited (DRAL). Cette configuration reflète l’équilibre stratégique recherché par l’Inde entre un renforcement immédiat de ses capacités opérationnelles et une autonomie accrue dans la production d’armement à long terme.
Opérationnel dans l’Indian Air Force (IAF) depuis 2020, le Rafale a démontré son efficacité dans des scénarios régionaux et est reconnu comme l’un des avions de chasse de 4,5 génération les plus avancés au monde. Cette nouvelle commande viendrait s’ajouter aux 36 Rafale déjà en service, offrant un avantage décisif dans un contexte sécuritaire en mutation, notamment face aux défis croissants sur les fronts occidental et nord.
L’assemblage local au sein de DRAL devrait générer plusieurs milliers d’emplois hautement qualifiés, renforcer l’écosystème aérospatial national et permettre un transfert technologique dans des secteurs clés. Les analystes estiment également que cette coopération pourrait préparer l’avenir des programmes aéronautiques indiens, notamment le projet de chasseur avancé de moyenne taille Advanced Medium Combat Aircraft (AMCA).
Si le contrat est signé dans les délais envisagés, il s’agira de l’une des plus importantes acquisitions militaires de l’histoire indienne et un renforcement supplémentaire du partenariat stratégique entre New Delhi et Paris. Le Rafale bénéficie déjà d’un large soutien politique et militaire en Inde, et cette extension pourrait garantir que cet appareil reste la colonne vertébrale de l’IAF jusqu’aux années 2050.