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La Royal Navy prépare ses capacités de défense antimissile et de frappe pour la prochaine génération

Le ministère de la Défense britannique a confirmé que la Royal Navy poursuit le développement de ses capacités de défense antimissile et de frappe, à la fois à court et à long terme, avec des travaux en cours sur des technologies destinées à équiper une nouvelle classe de destroyers dans les années 2030.

Cette annonce fait suite à une réponse écrite à une question parlementaire posée le 9 septembre par le député conservateur Ben Obese-Jecty, qui s’enquérait des progrès réalisés dans le cadre du développement des capacités intégrées de défense aérienne et antimissile ainsi que de frappe maritime.

Le ministre de la Défense, Luke Pollard, a souligné les améliorations immédiates déjà mises en œuvre : « Des progrès ont été réalisés grâce aux améliorations des capacités de défense aérienne et antimissile ainsi que de frappe pour la Royal Navy actuelle, dont l’efficacité a été démontrée lors d’opérations. Celles-ci comprennent le déploiement du Naval Strike Missile, les mises à niveau du système de gestion de combat dans le cadre du projet RECODE, ainsi que les avancées continues dans les armes à énergie dirigée laser. »

Se tournant vers l’avenir, Luke Pollard a mis en avant le Future Air Dominance System (FADS), qu’il décrit comme « un programme multi-domaines transformateur de la Royal Navy, qui offrira une défense intégrée maritime contre les menaces les plus complexes dans les domaines aérien et spatial, ainsi qu’une capacité de frappe de précision à longue portée contre les cibles les plus difficiles, qu’elles soient aériennes, terrestres ou maritimes. » Il a précisé que les travaux se poursuivent pour définir le cahier des charges opérationnel et les architectures potentielles.

Prévu pour remplacer les destroyers de type 45 à partir du milieu des années 2030, FADS s’articule autour du développement du Type 83. Les responsables militaires envisagent ce futur destroyer non pas comme une simple plateforme, mais comme un « système de systèmes » combinant navires de guerre, plateformes sans équipage, capteurs avancés, réseaux de gestion de combat et nouveaux effecteurs missiliers.

L’objectif affiché est de préserver la capacité de la Royal Navy à contrer des menaces aériennes et balistiques sophistiquées, tout en offrant des options de frappe à longue portée sur plusieurs domaines stratégiques.

Plus tôt cette année, BAE Systems a obtenu un contrat de 285 millions de livres dans le cadre du projet RECODE pour moderniser les systèmes de gestion de combat à travers toute la flotte, incluant les frégates Type 23, les destroyers Type 45, les porte-avions de classe Queen Elizabeth ainsi que les futures frégates Type 26. Cette modernisation vise à maintenir les capacités actuelles tout en posant les bases numériques pour FADS.

Un contrat visant à développer un démonstrateur technologique radar a également été confié à BAE, afin de faire progresser la conception du système de capteurs qui équipera probablement le Type 83. Parallèlement, des programmes de missiles tels que le Naval Strike Missile et la famille CAMM en évolution sont intégrés à la flotte, aux côtés des améliorations Sea Viper Evolution pour les destroyers Type 45. Ces systèmes constituent des étapes préliminaires pour réduire les risques liés aux effecteurs qui seront déployés dans le cadre du Future Air Dominance System.