Donald Trump a finalement qualifié la Russie d’agresseur dans le conflit ukrainien, un changement majeur après avoir affirmé en avril que c’était l’Ukraine qui avait attaqué la Russie. Par ailleurs, une panne mondiale de Starlink, le réseau satellitaire d’Elon Musk, a affecté ce matin les unités ukrainiennes en première ligne. Enfin, selon une analyse, la campagne ukrainienne de bombardement des infrastructures pétrolières russes pourrait entraîner l’effondrement de cette industrie d’ici un an.
Pour la première fois, l’ancien président américain Donald Trump désigne explicitement la Russie comme la partie agressive et responsable du déclenchement de la guerre en Ukraine. Jusqu’ici, il avait refusé de condamner Moscou, et son administration avait même soutenu la Russie à certains moments, y compris lors du rejet d’une résolution de l’ONU en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ainsi que lors d’une déclaration du G7 qualifiant la Russie d’agresseur.
En avril dernier, Trump accusait encore l’Ukraine d’avoir déclenché le conflit, affirmant notamment : « On ne déclare pas la guerre à quelqu’un qui est 20 fois plus grand ». Ce raisonnement est erroné, car la population russe est environ quatre fois plus nombreuse que celle de l’Ukraine, et les capacités militaires ne se mesurent pas seulement en superficie ou en démographie. Trump avait aussi déclaré que Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine se détestaient profondément.
Ce matin, le réseau global Starlink a subi une panne majeure, impactant particulièrement les forces ukrainiennes en première ligne, ainsi que des établissements tels que des hôpitaux et des écoles, qui dépendent du service pour leurs communications, notamment lorsque les infrastructures terrestres sont détruites ou inexistantes dans les zones proches du front. La restauration progressive du service s’est amorcée après environ une heure, bien que le rétablissement complet n’ait pas encore été confirmé.
Les forces ukrainiennes disposent d’environ 50 000 terminaux Starlink, soit l’équivalent d’1 à 2 terminaux par section. Ce blackout mondial est au moins la deuxième panne majeure du système récemment. Par le passé, Elon Musk, propriétaire de Starlink, a parfois coupé le service en Ukraine, ce qui a été interprété comme un soutien aux intérêts du Kremlin. Récemment, Musk a également tenu un discours lors d’un rassemblement de l’extrême droite britannique à Londres, appelant à renverser le gouvernement britannique, tout en ayant partagé des images truquées issues d’outils d’intelligence artificielle représentant la manifestation.
En parallèle, l’industrie pétrolière russe semble menacée d’effondrement si les bombardements ukrainiens se poursuivent, affirme une analyse récente. Elle prévoit que :
- D’ici le printemps 2026 (dans 6 mois) : 40 à 50 % des capacités de raffinage russes pourraient être hors service.
- Fin 2026 (dans 12 mois) : le secteur du raffinage serait proche de l’effondrement, avec la majorité des usines arrêtées ou fonctionnant à minima.
- En 2027 : la Russie dépendrait structurellement des exportations de pétrole brut uniquement, devant importer des produits raffinés à prix élevés, ce qui inverse son modèle économique traditionnel.
Cette projection ne relève pas de la spéculation, mais d’une extrapolation des données actuelles : douze raffineries ont été frappées en 45 jours, et le rythme des destructions dépasse la capacité d’adaptation de Moscou.
Il est important de noter que l’Ukraine renforce actuellement ses systèmes de missiles, notamment avec le lancement du missile de croisière lourd Flamingo, capable d’atteindre jusqu’à 3 000 km, ce qui permet d’atteindre les principales raffineries russes comme celle d’Omsk. Les attaques devraient donc s’intensifier et s’approfondir, conformément aux déclarations du général Budanov.
Sur le terrain, l’armée ukrainienne a annoncé la libération du village de Pankivka, dans le cadre de la manœuvre d’encerclement visant la poche de Dobropillia, située au nord de Pokrovsk. Cette information reste à être mise à jour sur les cartes opérationnelles publiques.
Razom do peremohi! Smert voroham! (ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)