Six chasseurs furtifs F-35B ont atterri à Porto Rico samedi après-midi dans le cadre du renforcement de l’opération américaine contre le narcotrafic, visant également à accroître la pression sur le régime de Nicolás Maduro au Venezuela. Ces appareils s’intègrent à l’un des plus importants déploiements militaires américains dans la Caraïbe de ces dernières années.
Plusieurs vidéos ont circulé montrant l’atterrissage des F-35 à l’ancienne base navale Roosevelt Roads, située à Ceiba, Porto Rico.
Fait notable, ces avions de cinquième génération ne portent aucune marque d’unité sur la dérive. Cette absence pourrait relever d’une mesure de sécurité ou de dissimulation, sans explication officielle pour l’instant.
Originaires de la station aérienne des Marines de Yuma (MCAS Yuma), les F-35 ont effectué une escale à la base aérienne de MacDill à Tampa, en Floride, selon les données de suivi des vols accessibles publiquement.
Ils ont également été photographiés en cours de ravitaillement par un KC-135 Stratotanker dans l’espace aérien proche de Miami.
Début septembre, le président Donald Trump avait ordonné l’envoi de dix F-35 dans le cadre d’une mission devenue centrale dans la politique étrangère américaine et sa démonstration de force dans la région.
Ces appareils complètent un dispositif impressionnant comprenant 4 500 marines, au moins huit navires, dont un sous-marin d’attaque rapide à propulsion nucléaire de classe Los Angeles, ainsi que de nombreux autres moyens militaires.
Le Element de Combat Aérien (ACE) rattaché au groupe amphibie compte également des avions AV-8B+ Harrier déployés à bord du USS Iwo Jima. Un second détachement de quatre F-35 en provenance de MCAS Yuma se dirige vers Porto Rico, d’après les observateurs aéronautiques.
Les missions précises destinées aux F-35 dans cette zone restent pour l’heure inconnues.
Les F-35 présentent une large palette de capacités opérationnelles. Au-delà de leurs fonctions offensives classiques de frappes contre des cibles terrestres ou aériennes, ces chasseurs multirôles sont des outils de renseignement particulièrement puissants. Ils embarquent des systèmes radar et électro-optiques avancés, permettant une collecte intensive d’informations. Leur aptitude en matière de guerre électronique se révèle être sans doute leur atout majeur en termes de surveillance et de reconnaissance.
Par ailleurs, la variante B des F-35 dispose de la capacité d’opérer depuis un navire amphibie de classe Wasp, comme le USS Iwo Jima qui est actuellement positionné au large des côtes portoricaines. Cette capacité d’appontage confère aux commandants une souplesse accrue dans la planification des opérations.
Howard Altman