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Lors du salon DSEI cette semaine, Thales a annoncé explorer des pistes pour étendre les capacités de son drone à voilure tournante Peregrine, déjà en service dans la Royal Navy.

L’entreprise développe une gamme de produits basée sur le Peregrine qui pourrait intégrer de nouveaux capteurs, un traitement des données amélioré et, potentiellement, un armement.

Selon Thales, il n’existe « pas de besoin formel exprimé par la Marine », mais celle-ci a manifesté un intérêt pour des options augmentant la létalité, en particulier pour les plus petits navires dépourvus de capacité cinétique suffisante. « Ils rencontrent des difficultés, notamment avec certains petits bâtiments, à disposer d’effets cinétiques. Nous avons identifié ce besoin et pensé que nous pouvions probablement le réaliser. »

Le concept initial a déjà été validé. Thales précise que l’arme elle-même a été approuvée et que le plan prévoit une démonstration de tir réel en 2026, idéalement au Royaume-Uni. Si les premiers essais pourraient utiliser la plateforme S-100, l’objectif est d’évoluer vers le système plus grand S-300, capable d’emporter jusqu’à dix charges utiles.

Le financement du projet est déjà assuré. Ce qui manque désormais, explique Thales, c’est un soutien sous la forme d’accès aux champs de tir, d’appui de la part des organismes de certification du ministère de la Défense, et l’adhésion des parties prenantes pour accélérer les essais. « C’est ambitieux, mais financé. C’est quelque chose que nous souhaitons développer dans le cadre de notre propre initiative. »

Le système suscite un intérêt tout particulier pour les patrouilleurs offshore, qui disposent d’une capacité de frappe organique limitée. En combinant un drone armé à un traitement amélioré des données et à leur diffusion, Thales estime pouvoir fournir un effet de précision déployable sans nécessiter de modifications majeures des navires.

La Royal Navy a également confirmé que le Peregrine a atteint sa date officielle d’entrée en service. Développé en collaboration avec Schiebel, ce système a déjà été déployé à bord du HMS Lancaster et a démontré son utilité lors d’opérations réelles. Selon Thales, il étend les « yeux et les oreilles » de la flotte bien au-delà de l’horizon, avec une surveillance persistante et une performance fiable dans des environnements navals exigeants.

Marie Gayrel, vice-présidente de Thales en charge des activités ISR, a déclaré :
« Son succès opérationnel à bord du HMS Lancaster montre le potentiel des drones aériens à voilure tournante pour transformer les opérations maritimes. Cette étape souligne notre engagement partagé en faveur de l’innovation, de la sécurité et de la fourniture de capacités critiques à la flotte, en parfaite adéquation avec le programme de transformation de la Royal Navy. »