Le deuxième plus grand raffinerie russe, Kirishinefteorgsintez, située dans l’Oblast de Leningrad, a été bombardée. Parallèlement, les forces ukrainiennes ont réalisé des contre-offensives réussies au nord de Sumy. En parallèle, la Russie fait face à une pénurie croissante de fantassins et envoie désormais des soldats du service des transmissions, des troupes logistiques, voire des pilotes de drones, engagés en première ligne dans des assauts meurtriers.
Selon le général staff ukrainien, la raffinerie de Kirishi, proche de Saint-Pétersbourg et d’une capacité annuelle de plus de 17 millions de tonnes, a été la cible d’une attaque menée par des forces spéciales ukrainiennes. Des incendies ont été observés, mais les évaluations précises des dégâts sont encore en cours. Cette raffinerie approvisionne non seulement Saint-Pétersbourg, mais aussi les oblasts de Leningrad, Novgorod et Pskov.
Plus au nord, une usine chimique dans le kraï de Perm, à plus de 1 800 km de la frontière ukrainienne, a également été frappée par des frappes ukrainiennes, témoignant de la portée des opérations ukrainiennes sur le territoire russe.
Dans la région de Sumy, les forces ukrainiennes poursuivent leur progression et repoussent les troupes russes vers la frontière. Ces succès sont confirmés par les rapports de terrain et corroborés par DeepStateMap.
Un signal inquiétant pour la Russie ressort des autorités ukrainiennes : selon des interceptions radio, Moscou fait face à un manque accru de fantassins. Des soldats du service des communications, des cuisiniers, des conducteurs, ainsi que des pilotes de drones sont envoyés en première ligne, en particulier sur l’axe de Houliaïpole, au sud du front. Ce recours à des personnels non spécialisés souligne la gravité de la crise des effectifs de l’armée russe.
Les pertes russes restent lourdes. À la date du 12 septembre, la Russie aurait perdu environ 880 hommes, 42 obusiers lourds, plus de 100 véhicules de transport, un lance-roquettes multiple inhabituel et trois chars de combat seulement. De nombreuses images démontrent l’efficacité des drones FPV ukrainiens qui ont permis, entre autres, de neutraliser une pièce antiaérienne Buk-M3 au sud du front, un système d’une valeur de 400 à 500 millions de couronnes suédoises. D’autres vidéos montrent la destruction de drones russes de reconnaissance ainsi que des drones de combat de type Lancet.
En termes de capacités industrielles, la Russie disposerait, avant le conflit, d’une capacité de raffinage d’environ 275 millions de tonnes par an. Toutefois, cette capacité est sujette à caution, soumise à des contraintes d’entretien, des sanctions et des problèmes logistiques qui freinent la production et sa distribution. Depuis le début du conflit, l’Ukraine a réussi à neutraliser environ 17 % de cette capacité, avec des conséquences significatives sur l’approvisionnement en carburant, notamment dans le nord-ouest du pays, une région très peuplée.
La perte totale de la raffinerie de Kirishi pourrait entraîner un écrasement temporaire de la disponibilité en carburant dans cette zone, d’autant que le reroutage via pipelines, trains ou camions-citernes demande un temps de réaction et des infrastructures adéquates. Ce contexte aggrave la crise logistique russe, exacerbant la pression sur ses opérations militaires sur le terrain.
Sur le plan tactique, l’Ukraine poursuit ses actions de sabotage et de perturbation des réseaux russes : des voies ferrées ont été détruites dans les zones de Kursk ainsi que sur l’axe entre Saint-Pétersbourg et Pskov. Ces sabotages ont entraîné la perte de deux démineurs russes, dont un gravement blessé, et le déraillement d’un convoi.
La situation actuelle illustre la détérioration stratégique de la capacité russe à maintenir ses efforts de guerre, marquée par une pénurie d’hommes et une logistique sous tension. Les forces ukrainiennes, elles, continuent de capitaliser sur leurs succès tactiques pour affaiblir la machine militaire ennemie.
Razom do peremohi ! Smert voroham !