MBDA a officiellement dévoilé STRATUS, nouveau nom du programme Future Cruise/Anti-Ship Weapon (FC/ASW), marquant ainsi le passage à la phase de développement et présentant des designs actualisés de ses missiles.
L’annonce a été faite lors du salon DSEI à Londres, en présence de Luke Pollard, Ministre d’État britannique chargé des achats et de l’industrie de la Défense, ainsi que Gaël Diaz De Tuesta de la DGA française, qui ont présenté deux modèles : STRATUS LO (Low Observable, anciennement TP15) et STRATUS RS (Rapid Strike, anciennement RJ10).
Le programme vise à fournir deux systèmes complémentaires mais distincts. STRATUS LO met l’accent sur la furtivité, optimisé pour la survie sur le champ de bataille, tandis que STRATUS RS privilégie la vitesse et la manœuvrabilité. Ces deux versions sont conçues pour être déployées sur des plateformes aériennes, terrestres et navales, offrant des capacités de frappe profonde, de lutte antinavires et de suppression des défenses aériennes ennemies dans des environnements contestés.
Eric Béranger, directeur général de MBDA, a souligné que cette révélation illustre la solidité de la coopération européenne. « Ces avancées sur STRATUS résultent de l’engagement fort de la France, du Royaume-Uni et de l’Italie à développer les capacités critiques présentes et futures de l’Europe. Maturer un tel portefeuille technologique en si peu de temps a demandé un effort colossal entre nos nations, et cela démontre une fois encore la valeur du modèle collaboratif de MBDA », a-t-il déclaré.
Le projet a récemment achevé sa phase d’évaluation, qui a confirmé la maturité des technologies nécessaires au développement complet. Plus de 750 ingénieurs répartis entre le Royaume-Uni, la France et l’Italie travaillent désormais sur STRATUS, positionnant ce programme parmi les plus importants en matière de missiles en Europe.
Cette double approche illustre l’ambition européenne plus large de conserver une capacité souveraine de frappe longue portée à un moment où l’interopérabilité et la résilience des forces de l’OTAN sont plus que jamais requises.