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Le Premier ministre Narendra Modi a tenu une réunion du Comité restreint du Cabinet sur la sécurité (CCS) mardi, afin d’examiner la situation récente au Népal, marquée par une violence ayant causé la perte tragique de plusieurs vies, notamment celles de nombreux jeunes.

Modi a exprimé sa profonde préoccupation face à cette crise, soulignant l’importance capitale de la stabilité, de la paix et de la prospérité pour le Népal.

« À mon retour du Himachal Pradesh et du Pendjab aujourd’hui, le Comité restreint du Cabinet sur la sécurité a analysé les développements au Népal. La violence là-bas est déchirante. Je suis profondément attristé par la mort de nombreux jeunes. La stabilité, la paix et la prospérité du Népal nous importent énormément. J’en appelle humblement à tous mes frères et sœurs népalais pour qu’ils soutiennent la paix », a déclaré le Premier ministre sur le réseau social X.

Cette réunion du CCS illustre l’inquiétude de l’Inde au sujet de la sécurité régionale et confirme son engagement à préserver la stabilité en Asie du Sud.

Parallèlement, les autorités indiennes ont renforcé la vigilance le long de la frontière avec le Népal, conseillant à leurs ressortissants présents dans ce pays d’éviter tout déplacement et de rester à l’abri.

Le Népal traverse actuellement une crise politique et sociale intense, déclenchée par une décision gouvernementale controversée d’interdire 26 plateformes de réseaux sociaux.

Cette mesure a suscité d’importantes manifestations, notamment parmi les jeunes, réunis sous le mouvement baptisé génération Z, qui considèrent cette interdiction comme une atteinte à la liberté d’expression.

Ce qui avait débuté comme des protestations pacifiques a rapidement dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Au moins 19 personnes ont perdu la vie et plus de 300 ont été blessées, après l’usage signalé de munitions réelles, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène par la police.

Malgré la levée de l’interdiction sur les réseaux sociaux, la situation reste tendue.

La violence a provoqué une vague d’indignation, des appels à la responsabilité et conduit à la démission de plusieurs ministres clés du gouvernement, puis du Premier ministre lui-même, K P Sharma Oli.

Des sources font également état de la démission du président népalais Ram Chandra Poudel.

Les vols à destination et en provenance de la capitale ont été suspendus, tandis que l’armée a été déployée pour rétablir l’ordre.