La force aérienne indienne (IAF) prépare progressivement sa stratégie de combat aérien future en misant sur une défense aérienne en couches et la suprématie aérienne de cinquième génération. Si les négociations en cours pour l’acquisition du chasseur furtif russe Su-57E aboutissent, son association avec le système de défense aérienne à longue portée S-400 Triumf déjà déployé pourrait devenir l’un des multiplicateurs de force les plus redoutables en Asie du Sud, posant une menace presque irréversible pour la Pakistan Air Force (PAF).
Plusieurs régiments équipés du S-400 ont déjà été intégrés dans l’armée indienne, placés stratégiquement pour contrer toute menace aérienne hostile. Ce système est capable de détecter et d’intercepter avions, drones (UAV) et missiles balistiques ou de croisière à une portée pouvant atteindre 400 km. Avec sa capacité à surveiller et cibler simultanément de multiples menaces, le S-400 offre à l’Inde un véritable parapluie défensif quasi impénétrable.
Pour la PAF, cela implique que leurs escadrilles de F-16, JF-17 et les futurs J-10CE seraient détectés et ciblés bien avant d’entrer dans l’espace aérien indien. Dans un tel contexte, lancer une offensive de grande ampleur ou une mission de frappe deviendrait extrêmement risqué, presque suicidaire.
Le Su-57E, version d’export russe de son chasseur de cinquième génération, combine un design furtif, une avionique avancée, une supermaniabilité et la capacité d’emporter des armements air-air à longue portée ainsi que des munitions de précision. S’il est intégré par l’IAF, il deviendrait le fer de lance des pénétrations au cœur des défenses ennemies tout en maintenant une faible signature radar.
Doté de capteurs sophistiqués et de capacités de guerre centrée sur le réseau, le Su-57E pourrait s’intégrer parfaitement au réseau de défense et de frappe aérienne déjà existant en Inde.
Pourquoi cette combinaison est redoutable :
- S-400 comme bouclier, Su-57E comme épée :
Le S-400 empêche toute intrusion aérienne dans l’espace aérien indien, tandis que le Su-57E joue le rôle d’affront offensif, frappant en profondeur avec discrétion et précision. Leur synergie offre une domination défensive et une supériorité offensive accrues. - Refus d’espace aérien pour la PAF :
La PAF se retrouverait piégée : toute approche de l’espace aérien indien risquerait l’abattage par le S-400, alors que le Su-57E pourrait engager les avions pakistanais avant même qu’ils n’atteignent des distances de tir effectives. - Neutralisation de la supériorité numérique de la PAF :
Le Pakistan a souvent misé sur la concentration massive de JF-17 et de J-10CE pour compenser l’avance technologique de l’IAF. Cependant, face à l’envergure de détection du S-400 et à la furtivité du Su-57E, ces tactiques seraient probablement inefficaces. - Choc psychologique :
Au-delà de la technologie, la guerre inclut un volet psychologique. Savoir que l’espace aérien indien est protégé par les S-400 et que les Su-57E peuvent s’y infiltrer pour frapper à volonté limiterait sévèrement les marges d’action de la PAF, affectant son moral et sa capacité de dissuasion.
Un cauchemar pour la PAF à l’horizon
Même avec le soutien d’armements chinois, contrer la menace combinée du S-400 et du Su-57E serait quasiment impossible pour le Pakistan sans de profondes améliorations en matière d’appareils furtifs et de systèmes avancés de guerre électronique, des capacités qui restent pour l’instant à plusieurs années de développement.
Si l’Inde réussit à intégrer efficacement ces deux plateformes, la force aérienne indienne détiendra une domination aérienne sans équivalent dans la région. Le S-400 verrouillera le ciel contre tout intrus, tandis que le Su-57E exercera la supériorité aérienne et exécutera des missions offensives sans risques significatifs.