La Géorgie envoie plus de 300 membres de sa Garde nationale pour soutenir l’opération militaire en cours à Washington D.C., a annoncé le gouverneur Brian Kemp vendredi. En devenant le septième État à déployer des forces dans la capitale fédérale, la Géorgie sera la première à relever les troupes déjà présentes sur place.
Selon Brian Kemp, la Garde nationale de Géorgie a déjà envoyé 16 soldats en appui à la Joint Task Force – District of Columbia dans des missions spécialisées, notamment en tant que police militaire ou services médicaux. Ces gardes nationaux ont été déployés plus tôt cette semaine à la base conjointe Anacostia-Boiling, au sein même de la ville, et ils ne devraient pas interagir avec la population générale.
Le reste des troupes, soit environ 300 soldats, arrivera à la mi-septembre afin de rejoindre les autres gardes nationaux dans des missions plus visibles publiquement, bien que leurs tâches précises n’aient pas encore été dévoilées.
« Leurs missions spécifiques varient en fonction des besoins des partenaires chargés de l’application de la loi », a indiqué le gouverneur. « Le personnel peut être armé, conformément à leur formation, en fonction de la mission et sous le contrôle des autorités civiles. »
La Garde nationale de Washington D.C. avait été mobilisée dans la capitale dès le 11 août, sur ordre du président Donald Trump, qui justifiait cette décision par une montée supposée de la criminalité et de la situation des sans-abris dans la ville, malgré des données officielles du ministère de la Justice montrant un niveau historique bas de la délinquance. Ces troupes s’étaient jointes à plusieurs centaines d’agents fédéraux déployés dans les rues, même si la Garde nationale ne réalise pas directement des opérations de maintien de l’ordre. Actuellement, plus de 2 000 gardes nationaux patrouillent dans Washington D.C., une force dont l’effectif a augmenté depuis la première mobilisation du 11 août. Ils ont été vus protégeant des monuments, surveillant les parcs et les stations de transports en commun, ainsi que participant au nettoyage de plusieurs zones publiques.
Les soldats géorgiens seront les premiers déployés à relever leurs homologues déjà sur place. Un porte-parole de la Joint Task Force – District of Columbia a confirmé que la Garde nationale de Géorgie remplacera des personnels d’autres États, sans préciser les unités concernées. Actuellement, environ 2 300 gardes nationaux sont présents dans le district ; 950 sont membres de la Garde nationale du District de Columbia, le reste venant de l’Ohio, de la Virginie-Occidentale, du Tennessee, de la Louisiane, du Mississippi et de la Caroline du Sud. Ces derniers ont été envoyés à la demande de l’administration Trump, sur ordre de leurs gouverneurs respectifs.
Par ailleurs, le secrétaire de l’Armée, Dan Driscoll, a prolongé pour la Garde nationale de D.C. leur ordre d’activation jusqu’au 30 novembre, tandis que les unités des autres États restent sous des ordres différents définis par leurs gouverneurs.