Lors de l’exercice Sandy Coasts 25, dirigé par les Pays-Bas, les navires et plongeurs alliés spécialisés dans la lutte contre les mines ont élargi leur mission pour inclure la protection des infrastructures sous-marines critiques. Cet exercice annuel s’est déroulé cette année au large de Delfzijl et en mer du Nord, autour des îles de la Frise.
Démarré le 15 août 2025 sur une durée de deux semaines, l’exercice a permis aux forces alliées de s’entraîner à la guerre des mines, la protection des ports et la coopération navale. Pour la première fois, le programme a intégré la surveillance et la sécurisation des infrastructures sous-marines, témoignant de l’importance croissante accordée à la vulnérabilité des pipelines, câbles et ports face à des actions hostiles.
Les pays participants étaient notamment les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Estonie ainsi que le Standing NATO Mine Countermeasures Group One (SNMCMG1). Ce groupe de travail a été renforcé par le chasseur de mines néerlandais HNLMS Willemstad et le chasseur de mines belge BNS Lobelia.
Le scénario s’est concentré en particulier sur le port d’Eemshaven, à Groningen, identifié par l’OTAN comme un site essentiel pour le soutien aux nations hôtes. En cas de conflit, ce port servirait de plateforme logistique pour le déploiement de matériels et de personnels, faisant de sa défense un enjeu majeur de l’exercice.
SNMCMG1 est l’un des quatre groupes maritimes permanents de l’OTAN qui constituent l’épine dorsale de la Force de Réaction Alliée. Selon l’Alliance, ces unités assurent une capacité continue à opérer sur l’ensemble du spectre des missions, tout en démontrant la solidarité entre alliés.
Dans un communiqué, le Commandement maritime allié de l’OTAN (MARCOM) a qualifié Sandy Coasts de « rôle essentiel dans le renforcement des partenariats et l’amélioration des capacités nécessaires pour garantir des mers sûres et sécurisées ».