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Les services de renseignement militaires ukrainiens ont neutralisé deux hélicoptères russes en Crimée occupée, ainsi qu’une vedette remorqueuse militaire transportant des plongeurs d’attaque ou de déminage. Par ailleurs, un homme suspecté de liens avec la Russie a été arrêté pour l’assassinat de l’ancien président de la Rada ukrainienne, un crime soigneusement planifié depuis au moins un mois. Enfin, le vol d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dû effectuer un atterrissage manuel après des brouillages GPS russes ciblant l’aéroport bulgare où elle devait se poser, la Bulgarie étant un important fournisseur d’armes et de munitions à l’Ukraine.

Les forces ukrainiennes annoncent la destruction de deux hélicoptères russes et d’une vedette militaire en Crimée

Selon la publication officielle de la Direction principale du renseignement (HUR) sur Facebook, deux hélicoptères Mi-8 des forces d’occupation russes ont été détruits près de Hvardiiske, à proximité de Simféropol, grâce à une attaque menée à l’aide de drones par leur unité d’élite « Prizrak » (« Fantômes »). La valeur estimée des appareils détruits se situe entre 20 et 30 millions de dollars.

Par ailleurs, une opération menée contre une vedette remorqueuse russe, probablement le BUK-2190 stationné dans la baie de Sébastopol, a permis d’éliminer ce navire transportant des plongeurs d’élite (PDSS), spécialistes du combat amphibie et du déminage. Cette destruction limite significativement la capacité opérationnelle des forces spéciales russes présentes sur la péninsule.

« Ce succès additionnel illustre le travail systématique des unités spéciales du renseignement ukrainien contre les forces d’occupation, souligne le communiqué. Ces plongeurs d’élite bénéficient d’équipements et de formations poussés, et la neutralisation de cette vedette porte un coup dur à leur combat. »

Un suspect arrêté pour l’assassinat de l’ancien président de la Rada, probable complicité russe envisagée

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont interpellé un homme soupçonné d’avoir organisé et exécuté le meurtre de l’ancien président du Parlement ukrainien, Andriy Parubiy. Selon les autorités, l’opération a été minutieusement préparée pendant plus d’un mois, le tueur étudiant les déplacements de la victime et planifiant ses voies de fuite. L’intérieur Denys Lymenko a salué la réactivité des forces de l’ordre :

« Ce crime a été soigneusement préparé : l’assaillant a étudié les mouvements de la victime, cartographié l’itinéraire et planifié son évasion. Une fois encore, la police et les agents du SBU ont fait preuve d’un haut niveau de professionnalisme, retrouvant la piste du tireur en moins de 24 heures et procédant à son arrestation en moins de 36. »

Le suspect envisageait de fuir le pays après l’assassinat. Les autorités ukrainiennes n’excluent pas une implication russe dans cette affaire.

Le vol d’Ursula von der Leyen perturbé par un brouillage électronique russe en Bulgarie

Le dimanche 1er septembre, l’avion de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été contraint d’effectuer un atterrissage manuel après que le système GPS de l’aéroport de Sofia, en Bulgarie, a été brouillé par des interférences russes, selon un rapport de Reuters. Après plusieurs tours d’attente, le pilote a dû poser l’appareil avec l’aide de cartes papier.

Ursula von der Leyen était en visite officielle en Bulgarie, un pays qui joue un rôle clé dans le soutien militaire à l’Ukraine, notamment en fournissant une large part de son arsenal d’artillerie. Cette visite comprenait une inspection des capacités de l’industrie de défense bulgare, récemment en plein essor, malgré les tentatives d’entrave de la part de groupes nationalistes locaux hostile à cette démarche.

Bulgarie fournit environ un tiers des livraisons externes de munitions d’artillerie à l’Ukraine depuis le début du conflit, soulignent plusieurs sources spécialisées. Cette attaque électronique est perçue comme une nouvelle escalade russe visant à tester la tolérance occidentale face à de tels actes de guerre non conventionnels. Alors que ces cyberattaques devraient être considérées comme des agressions militaires à part entière, l’Union européenne et ses alliés occidentaux semblent hésiter à réagir militairement, redoutant les conséquences d’une riposte.

NB : La Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen, agit comme le gouvernement exécutif de l’Union. En tant que présidente, elle exerce un rôle équivalent à celui d’un chef de gouvernement.
Cette distinction reste souvent floue dans la presse et le discours public en Suède et ailleurs, où la complexité institutionnelle de l’UE est parfois minimisée.

Mises à jour supplémentaires

12h30 : Les recruteurs militaires ukrainiens seront équipés de caméras corporelles pour réduire les abus et incidents signalés. Sur 41 plaintes, cinq ont été confirmées, et une personne a été mise en cause en justice. Cette mesure vise à renforcer la discipline et à fournir des preuves en cas de réclamations, avec la menace d’une relégation sur le front en cas d’infraction au protocole.

12h32 : Contrairement aux craintes, aucune vague de départ massif des hommes âgés de 18 à 22 ans n’a été constatée malgré le relâchement partiel des restrictions aux frontières, indique le Kyiv Post. Les flux de déplacements restent équilibrés, avec environ 133 000 Ukrainiens franchissant la frontière quotidiennement, dans des proportions quasi égales entre sorties et retours. Les fonctionnaires, dont les militaires, doivent obtenir une autorisation préalable pour quitter le pays.

Razom do peremohy ! Smert voroham !