Lors du sommet NDTV Défense, l’Indian Air Force (IAF) a dévoilé des images satellites haute résolution montrant une frappe de précision ayant ciblé le réseau électrique de la base aérienne Shahbaz à Jacobabad, au Pakistan, dans le cadre de l’opération Sindoor menée en mai 2025. Ces frappes, réalisées à l’aide de munitions à pénétration profonde, ont provoqué une coupure totale d’électricité sur l’ensemble de la base, perturbant gravement les opérations de cette installation qui abrite deux escadrons de F-16 de la Pakistan Air Force (PAF), dont un escadron avancé Block 52+. Cette révélation illustre la capacité de l’IAF à neutraliser des infrastructures critiques adverses avec une grande précision.
Lors de sa présentation, un officier de l’IAF a exposé des images satellites comparatives « avant » et « après » la frappe sur la base de Jacobabad. Les clichés « avant » montraient un nœud d’alimentation électrique intact, tandis que les images « après » révélaient des dommages importants, incluant des cratères et des effondrements structurels au niveau du site visé. Des annotations mettaient en évidence l’« infrastructure aéroportuaire » et le « point d’impact » entouré de zones rouges précises. La présentation a souligné que les munitions à pénétration profonde, vraisemblablement des missiles de croisière air-sol tels que le BrahMos, ont permis de contourner les défenses pour atteindre des cibles durcies stratégiques au cœur de la base.
Cette frappe sur Jacobabad s’inscrivait dans une série d’actions visant spécifiquement la centrale électrique de la base afin de neutraliser son rythme opérationnel. Située à environ 200 km de la frontière indo-pakistanaise dans la province de Sindh, la base Shahbaz est un centre majeur pour les opérations tactiques de la PAF. Utilisée historiquement par l’OTAN durant la guerre contre le terrorisme dirigée par les États-Unis, elle héberge aujourd’hui le 39e Tactical Wing, équipé de variantes avancées du F-16 Fighting Falcon. Ses deux escadrons comprennent une unité Block 52+ dotée d’avionique modernisée, de réservoirs conformes externes et de capacités de munitions guidées de précision, constituant un pilier de la supériorité aérienne pakistanaise sur le front occidental.
En coupant l’alimentation électrique, l’IAF a déclenché une panne en cascade : mise hors service des radars, des nœuds de communication, de l’éclairage des hangars et des installations de maintenance, rendant la base inopérante pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Des analyses d’images satellites fournies par Maxar Technologies ont confirmé la panne totale d’électricité, avec des traces de brûlures et des débris visibles autour du nœud d’alimentation. Ce constat corrobore les évaluations antérieures de l’IAF selon lesquelles environ 20 % de l’infrastructure globale de la PAF a été détruite, incluant des hangars abritant des F-16 en maintenance.
La présentation a également inclus des images satellites zoomées sur Jacobabad, similaires à celles publiées par l’IAF en mai et août 2025. La photo « avant » révélait la disposition de la base avec des bâtiments intacts et le centre électrique clairement visible parmi les hangars opérationnels. L’image « après » montrait un cratère d’environ 18 mètres de diamètre au niveau du nœud électrique, des structures effondrées et des débris éparpillés, ainsi que des brûlures sur la végétation indiquant des incendies secondaires. Une section dédiée précisait le point d’impact, démontrant que les munitions à pénétration profonde ont infligé un dommage direct sans affecter les zones civiles adjacentes.
Une seconde image mettait en lumière les hangars des escadrons de F-16 également ciblés par des frappes complémentaires. Le chef de l’IAF, le maréchal de l’air A.P. Singh, avait précédemment confirmé les dégâts infligés à plusieurs F-16 stationnés dans ces hangars, avec des images satellites montrant des traces de brûlures et des ruptures structurelles. « La moitié du hangar a été détruite, et je suis convaincu que certains avions ont subi des dommages », avait-il indiqué lors d’une conférence à Bengaluru le 9 août. La coupure électrique a par ailleurs paralysé les opérations de maintenance des jets Block 52+, essentiels pour leurs suites radar avancées et leurs systèmes de guerre électronique, aggravant les perturbations.
Les observations appuyées par les analyses indépendantes de sociétés telles que Maxar et KawaSpace contredisent les affirmations initiales du Pakistan qui évoquaient des dégâts « minimes ». Le porte-parole militaire pakistanais, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, n’a reconnu que des impacts superficiels, mais des anciens responsables de la PAF ainsi que des images satellites de juin 2025 montrant des bâches recouvrant des hangars endommagés dépeignent une réalité différente.
La vulnérabilité de la base de Jacobabad tient à son rôle dans l’hébergement des F-16A/B Block-15 ADF (dont certains d’origine jordanienne) et de l’escadron d’élite Block 52+, équipé pour des engagements au-delà de la vue directe et des frappes à distance. La perte totale de l’alimentation a non seulement cloué au sol les opérations, mais aussi compromis les radars de défense aérienne, notamment les systèmes AN/TPS-77 récemment acquis auprès de Lockheed Martin, qui faisaient partie des 11 bases ciblées par l’IAF. Au cours des affrontements aériens durant l’opération, l’IAF a abattu cinq avions pakistanais ainsi qu’un appareil AWACS/ELINT grâce à des systèmes tels que les S-400, qualifiés de « révolutionnaires » par le maréchal Singh.
Ces frappes ont conduit le directeur général des opérations militaires pakistanais, le général de division Kashif Abdullah, à demander un cessez-le-feu le 10 mai à 15h35 IST, après que moins de 50 armes indiennes avaient été utilisées. « Il est très facile de déclencher une guerre, mais beaucoup plus difficile de la terminer », a commenté le vice-maréchal de l’air Narmdeshwar Tiwari lors du sommet, attribuant le succès de l’opération au Système Intégré de Commandement et de Contrôle Aérien (IACCS). La frappe sur Jacobabad a particulièrement affaibli la capacité de projection de la PAF dans le secteur ouest, isolant ses chaînes logistiques et diminuant la surveillance sur les régions du Baloutchistan et du Sindh.