La Marine indienne envisage d’acquérir une gamme diversifiée de systèmes de lutte antimines utilisant des drones, ainsi que des vecteurs d’attaque à plus longue portée, suite à l’opération Sindoor, a déclaré mardi le vice-amiral Tarun Sobti, vice-chef d’état-major naval.
Le vice-amiral a indiqué que des adaptations sont en cours pour renforcer les capacités de combat de la Marine après l’analyse du conflit militaire opposant l’Inde au Pakistan, qui s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les navires de guerre, équipés de missiles sol-air coûteux dont certains atteignent plusieurs millions de dollars, ne peuvent pas étendre à l’infini leur arsenal limité face à la menace grandissante des drones aériens à bas coût, a-t-il précisé lors d’une conférence interarmées.
« Nous devons développer des systèmes, notamment antimines, qui nous permettront de neutraliser ces drones peu coûteux », a souligné le vice-amiral Sobti. Il a ajouté que les nombreuses leçons tirées de l’opération Sindoor font l’objet d’une analyse approfondie afin d’intégrer les changements nécessaires pour améliorer la Marine.
Par ailleurs, la Marine indienne étudie des vecteurs à longue portée capables d’intervenir sur des objectifs terrestres et maritimes. Au sujet de l’opération Sindoor, le vice-amiral a salué la motivation des forces navales : « Nos personnels étaient prêts à agir, pleinement engagés ».
L’opération Sindoor, lancée le 7 mai, visait les infrastructures terroristes situées dans les zones contrôlées par le Pakistan en représailles à l’attentat terroriste de Pahalgam. Ces frappes ont déclenché quatre jours d’intenses affrontements qui ont pris fin le 10 mai.