Trois bombardiers B-1B Lancer de l’US Air Force, appartenant au 345e Escadron de Bombardement Expéditionnaire, ont été déployés à Ørland, en Norvège, dans le cadre de la mission Bomber Task Force Europe.
Ces appareils, rattachés à la base aérienne de Dyess au Texas, ont été déployés avec une équipe d’intégration de force composée d’environ 30 % d’aviateurs en service actif et 70 % de réservistes, sous le commandement du 489e Groupe de Bombardement.
Les déploiements réguliers, comme celui désigné BTF 25-4B, visent à renforcer la préparation opérationnelle en s’entraînant dans un contexte marqué par des menaces d’anti-access et de denial d’espace (A2AD), où la liberté de manœuvre peut être restreinte.
« Nous nous préparons à la guerre moderne d’aujourd’hui », a déclaré le lieutenant-colonel Eric Alvarez, commandant du 345e Escadron de Bombardement. « Il existe des obstacles complexes, que ce soit au sol, dans les airs ou au-delà, dans des zones où la liberté de mouvement peut être limitée. Notre objectif est d’être résilients et prêts pour l’avenir. »
En s’exerçant dans ce type d’environnement et dans cette région géographique, les forces américaines et alliées améliorent leur capacité de survie, renforcent leur intégration interarmes et prouvent leur aptitude à opérer librement et à pointer leurs cibles dans un espace aérien complexe et fortement menacé.
« Le F-35 est un avion multirôle, on pourrait dire un touche-à-tout, mais qui n’excelle pas nécessairement dans un domaine particulier », a expliqué le commandant par intérim du 332e Escadron de la Royal Norwegian Air Force, le major Morgan. « Nous sommes capables de défendre d’autres avions et de larguer des armements au sol. Le B-1, lui, est plus spécialisé avec une grande portée et de hautes vitesses. L’idée est d’être aux côtés du F-35 pour soutenir les missions du B-1, en assurant sa protection mais aussi en bénéficiant de son appui dans la composante air-sol des entraînements. »
La mission a permis aux aviateurs du 345e Escadron de s’exercer, avec leurs alliés de l’OTAN, à détecter, localiser, suivre et neutraliser des menaces en temps réel, dans le cadre d’un processus tactique appelé F2T2 (Find, Fix, Track, Target), adapté aux conditions A2AD.
« L’A2AD est une sorte de couche protectrice qu’un adversaire met en place autour de lui », a précisé le capitaine Lane Musgrave, officier projet du 345e Escadron. « Il souhaite que nous restions à l’extérieur, tandis que nous cherchons à pénétrer cette couche pour déployer nos effets. »
Il a ajouté : « Le B-1B Lancer ne peut pas, seul, s’approcher suffisamment pour percer cette protection, mais les F-35 y parviennent. Ce type d’entraînement sous conduite alliée, en coopération avec la Royal Norwegian Air Force, est donc crucial. »
S’entraîner sous conduite d’un allié de l’OTAN et se préparer à des défis communs dans la région renforce la sécurité durablement. Cela témoigne de l’engagement à consolider les relations et la préparation opérationnelle grâce à une coopération soutenue.
« Cet entraînement est essentiel, non seulement pour affiner nos compétences, tactiques et procédures, mais aussi pour renforcer nos liens avec nos partenaires alliés », a conclu le lieutenant-colonel Alvarez. « Cela nous permet de mieux nous connaître, d’identifier et corriger nos faiblesses, et d’améliorer notre efficacité globale. En fin de compte, cela fait de nous du personnel plus compétent et rend la force plus adaptable. »