La Chine a récemment mené deux exercices militaires majeurs simultanément dans des régions distinctes du pays, témoignant de ses préparatifs pour un éventuel conflit autour de Taïwan, ainsi que pour une éventualité de guerre nucléaire.
Dans l’est du pays, un bataillon d’assaut amphibie a réalisé un entraînement combinant franchissement de cours d’eau avec véhicules blindés et débarquements sur plage, des manœuvres largement interprétées comme des préparations à une possible opération contre Taïwan.
Parallèlement, dans la région du Xinjiang, l’armée chinoise a conduit des exercices de défense chimique accompagnés d’opérations d’appui logistique jour et nuit. Ces manœuvres suggèrent une préparation non seulement à un conflit régional, mais aussi à des scénarios impliquant l’utilisation d’armes de destruction massive.
Cette double orientation reflète l’importance stratégique des régions du nord-ouest de la Chine, où se trouvent nombre de ses installations de missiles nucléaires. Par exemple, en 2021, The Washington Post avait rapporté la construction de 119 silos à missiles présumés près de Yumen, dans la province du Gansu. Le 26 juillet 2022, The New York Times avait cité des images satellites montrant la construction d’environ 110 autres silos suspects près de Hami, dans la région du Xinjiang.
En cas de conflit sur Taïwan impliquant les États-Unis, ces bases nucléaires intérieures deviendraient des cibles potentielles. Les récents exercices militaires chinois semblent donc conçus en tenant compte de tels scénarios catastrophe, y compris celui d’une guerre nucléaire.