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Le porte-avions chinois Fujian, premier navire de sa marine équipé d’un système de catapultes électromagnétiques, accélère actuellement ses essais en mer. Cette technologie innovante promet d’augmenter considérablement la flexibilité et la capacité opérationnelle des avions embarqués, renforçant ainsi la puissance aéronavale de la Chine.

Le 8 mai 2024, le Fujian est retourné avec succès au chantier naval de Jiangnan à Shanghai après une première campagne d’essais en mer de huit jours. Ces essais ont porté sur le système de propulsion, la production d’énergie et d’autres systèmes embarqués, avec des résultats conformes aux attentes. La phase suivante de tests est désormais planifiée.

Selon les informations relayées le 24 mai, le Fujian, troisième porte-avions de la marine chinoise, est le premier à intégrer un système de lancement par catapultes électromagnétiques. Ce dispositif représente un net progrès par rapport aux systèmes classiques. En effet, il permet aux chasseurs embarqués de décoller avec leur plein de carburant et leur armement complet, améliorant significativement leur capacité tactique.

Le système électromagnétique permet également le lancement d’avions à voilure fixe dédiés à l’alerte avancée (AWACS), ce qui renforce la capacité de détection précoce et la gestion du trafic aérien embarqué. La précision du contrôle de la force de lancement offre par ailleurs la possibilité de déployer une large gamme d’aéronefs, allant des gros avions de transport jusqu’aux drones plus légers, étendant ainsi la polyvalence opérationnelle du porte-avions.

Cao Weidong, expert militaire chinois, a souligné que l’utilisation des catapultes électromagnétiques devrait augmenter de manière significative le nombre de décollages et atterrissages quotidiens sur le Fujian, ce qui amplifie considérablement la capacité du navire à exercer la supériorité aérienne et maritime.

Par ailleurs, lors de ces campagnes d’essais, des avions furtifs comme le J-35 sont en train d’être testés pour leur adaptation aux opérations embarquées. Ces évaluations viennent renforcer les capacités de combat du Fujian. Selon Cao, une fois en service, ce porte-avions accroîtra notablement la puissance de la marine chinoise, tant pour ses missions de défense côtière que pour ses opérations d’escorte à longue distance.

Un navire jumeau du Fujian est déjà en construction. Toutefois, une interrogation publique demeure quant à son mode de propulsion, qu’elle soit conventionnelle ou nucléaire.

Enfin, des rumeurs indiquent qu’en décembre 2024, le Fujian aurait achevé sa cinquième campagne d’essais en mer, qui aurait notamment comporté des tests de décollages et d’atterrissages d’avions embarqués, suggérant un fonctionnement optimal du système de catapultes électromagnétiques. Lors d’une conférence de presse concernant une possible septième campagne en mars 2025, le ministère chinois de la Défense a rappelé que ces essais sont une étape normale dans la construction navale, invitant à la sérénité.