Une violente attaque de missiles a visé le réseau énergétique ukrainien durant la nuit, faisant plusieurs blessés et perturbant gravement l’infrastructure. Parallèlement, l’Allemagne a autorisé l’utilisation de ses armes contre le territoire russe, rejoignant ainsi un nombre croissant de pays qui reconnaissent le droit de riposte ukrainien au-delà de ses frontières.
Dans la nuit, un important bombardement par missiles a été lancé contre le système énergétique ukrainien. La plupart des projectiles ont été interceptés, mais en l’absence suffisante de systèmes de défense antiaérienne Patriot, plusieurs missiles balistiques Iskander ont atteint leurs cibles. Les régions de Zaporijjia, Dnipropetrovsk, Donetsk, Kirovohrad et Ivano-Frankivsk, cette dernière située à l’est de l’Ukraine au sud-est de Lviv, ont subi des dommages considérables à leur infrastructure énergétique. Au moins 19 personnes, dont des enfants, ont été blessées.
Selon l’aviation ukrainienne, la Russie a tiré 35 missiles de croisière Kh-101/555 à partir de bombardiers stratégiques Tu-95 Bear, lancés depuis des zones profondes en Russie, notamment au-dessus de Pouskiv, Saratov et la Mer Caspienne. Trente de ces missiles ont été abattus. Par ailleurs, 47 drones kamikazes Shahed ont été lancés, dont 46 ont été interceptés, ces engins étant désormais en grande majorité détruits avant d’atteindre leurs objectifs.
La marine russe a également tiré dix missiles Kalibr depuis ses navires, dont quatre ont été abattus. Depuis la Crimée occupée, quatre missiles balistiques Iskander-M ont frappé la région de Zaporijjia avec succès, l’absence de systèmes Patriot dans cette zone ayant permis leur passage. Un missile de croisière Iskander-K a été intercepté. Par ailleurs, trois missiles à courte portée Kh-59/69 ont été tirés sans être abattus.
L’Allemagne rejoint la liste croissante des pays autorisant l’usage de leurs armes contre le territoire russe. La Suède avait ouvert la voie en affirmant que l’Ukraine a le droit souverain d’utiliser les armes qu’elle reçoit pour frapper les cibles militaires russes, conformément au droit international. Depuis, plusieurs pays ont fait des déclarations similaires.
La liste actuelle des pays autorisant l’emploi de leurs armes sur le territoire russe comprend :
- DANEMARK
- ESTONIE
- FINLANDE
- FRANCE
- CANADA
- LETTONIE
- LITUANIE
- PAYS-BAS
- POLOGNE
- ROYAUME-UNI
- SUEDE
- REPOUBLIQUE TCHÈQUE
- ALLEMAGNE
Une enquête américaine révèle que la Maison Blanche, via Sullivan et le président Biden, a accepté d’utiliser les armes américaines pour défendre Kharkiv en frappant sur le sol russe, un tournant majeur dans la politique de soutien militaire. Cette décision apporte un cadre légal élargi aux frappes ukrainiennes sur le territoire russe.
Sur le front de Kharkiv, les pertes russes restent lourdes : selon l’état-major ukrainien, 101 véhicules de transport et 17 équipements spécialisés ont été détruits récemment, en plus de 1 130 soldats, 12 chars, 12 véhicules blindés de transport et 44 obusiers, ces chiffres constituant des niveaux record pour la Russie.
Analyse : la diminution des pertes de blindés combinée à l’augmentation des pertes en véhicules de transport pourrait indiquer un épuisement des chars russes, remplacés par des véhicules légers peu adaptés, voire par des équipements obsolètes comme le char T-54, introduit en 1954 et désormais aperçu sur le terrain.
Dans le domaine de l’artillerie, un drone FPV a récemment détruit une pièce lourde russe 2S19, démontrant une vulnérabilité accrue des artilleurs russes. L’usure des tubes de canons d’artillerie et de chars, amplifiée par la durée prolongée du conflit, réduit considérablement la précision et la capacité opérationnelle des forces russes, contraignant ces dernières à utiliser leurs blindés davantage comme des transports protégés que comme des systèmes de combat.
La défense aérienne ukrainienne a pu tracer les trajectoires des divers missiles et drones visant le pays, mettant en évidence des corridors évitant les zones près de Kiev et à l’ouest de Dnipro où l’ennemi redoute la protection antiaérienne. Les missiles Iskander ont été lancés depuis la Crimée vers Zaporijjia et Dnipro, illustrant la concentration de la menace dans le sud-est.
L’Ukraine pourrait renforcer ses défenses en déployant davantage de systèmes Patriot le long du fleuve Dnipro de Zaporijjia vers le nord, et en verrouillant l’accès par Odessa, Mykolaïv et Kherson. Cette stratégie permettrait de mieux protéger les axes vitaux et d’éloigner les menaces.
Sur le plan industriel et économique, plusieurs entreprises suédoises de premier plan telles qu’Atlas Copco, Ericsson, Volvo, SKF et Sandvik sont soupçonnées d’avoir contourné les restrictions à l’export vers la Russie. Ces sociétés ont été convoquées par le gouvernement pour des explications. Elles ont nié toute intention de violer les sanctions, évoquant des livraisons indirectes vers des pays tiers comme le Kazakhstan, sans finalité russe directe.
Un phénomène curieux est également observé en Russie, où une copie biélorusse d’IKEA reproduit les produits originaux. Ce cas illustre la difficulté des entreprises occidentales à maintenir leurs droits de propriété intellectuelle dans un contexte où les institutions locales peuvent être corrompues ou alignées avec le régime.
Cette situation souligne un principe essentiel : investir en Russie comporte de graves risques de confiscation ou de pertes financières, que la justice locale ne protégera pas forcément.
Sur le plan militaire, il est estimé que la Suède a livré plus de 200 véhicules blindés de transport de troupes Pbv 302 à l’Ukraine, bien au-delà des 80-100 mentionnés officiellement, chiffres tenus secrets pour des raisons de sécurité.
Des images impressionnantes montrent la destruction d’un vieux tourelle de char russe jetée au loin, symbole de la destruction grandissante des équipements russes sur le terrain.
Enfin, la fuite d’informations de terrain fait état de frappes occidentales contre des positions russes dans la région de Bilhorod, sur le territoire russe, avec l’usage de roquettes HIMARS et de missiles antichars britanniques Brimstone. Bien que difficile à vérifier de manière indépendante, ces opérations semblent confirmer l’escalade des actions ukrainiennes au-delà de leurs frontières.
En mai, les pertes humaines russes ont atteint 38 940 soldats, la période la plus sanglante depuis le début de l’invasion en 2022.
Plusieurs villes ukrainiennes, dont Balalia dans la région de Kharkiv, ont subi des bombardements russes, faisant une douzaine de blessés dont huit enfants. Les équipes de secours, équipées de protections corporelles pour se prémunir contre d’éventuelles frappes secondaires dites « double tap », poursuivent leur travail dans des conditions difficiles.
Message du président Zelensky :
« Les terroristes russes ne comprennent que le langage de la force. La seule manière d’arrêter ce terrorisme et d’éviter qu’il devienne la norme est de prendre des décisions efficaces rapidement. La protection totale du ciel ukrainien doit devenir une réalité. Pour que les fous du Kremlin comprennent que leur terreur est vaine.
Nos partenaires savent ce qu’il faut fournir : des systèmes de défense aérienne Patriot additionnels et d’autres systèmes modernes. Accélérer et augmenter la livraison de F-16. Fournir à nos combattants toutes les capacités nécessaires.
Ce n’est que lorsque Poutine perdra la capacité de cibler les civils et les infrastructures civiles qu’il sera contraint d’arrêter ce terrorisme. C’est un test d’humanité et de détermination pour le monde libre. Ou nous le réussissons ensemble, ou le monde subira encore davantage de déstabilisation et de chaos. »
Slava Ukraini! Heroiam slava! Razom, do peremohi!