Article de 635 mots ⏱️ 3 min de lecture

Les inquiétudes récentes concernant l’adéquation des défenses aériennes aux Îles Malouines, en réaction à l’acquisition par l’Argentine de chasseurs F-16 d’origine danoise, ont suscité de nouvelles interrogations sur la posture militaire britannique dans la région.

Robert Buckland, député et président du comité des affaires d’Irlande du Nord, a interrogé le secrétaire d’État à la Défense afin d’obtenir des précisions sur la posture défensive actuelle du Royaume-Uni dans l’Atlantique Sud.

En réponse officielle, Leo Docherty, ministre d’État au ministère de la Défense et ministre des Forces armées, a assuré que la préparation militaire est continuellement évaluée pour s’adapter aux évolutions du contexte stratégique.

Il a réaffirmé l’engagement britannique à garantir la sécurité des Îles Malouines en déclarant : « Nous réexaminons régulièrement notre posture défensive dans l’Atlantique Sud afin de prendre en compte l’ensemble des développements. Je suis convaincu que la présence militaire actuelle dans la région est adaptée pour assurer la défense des Îles. »

Les Îles Malouines accueillent actuellement une présence militaire britannique solide, comprenant notamment la base aérienne de RAF Mount Pleasant, qui joue un rôle clé en assurant une liaison aérienne stratégique entre les îles et le Royaume-Uni. Les forces stationnées sur place comprennent une compagnie d’infanterie, une batterie de défense antiaérienne, des avions de combat Typhoon, ainsi qu’un patrouilleur de la Royal Navy déployé de manière habituelle.

Les F-16 argentins

De son côté, l’Argentine a officiellement conclu l’acquisition de 24 aéronefs F-16A/B d’occasion provenant du Danemark, ainsi que des missiles Sidewinder et AMRAAM. Luis Petri, ministre argentin de la Défense, a récemment signé cet accord historique, marquant le retour du pays à une capacité d’interception supersonique.

« Aujourd’hui, nous complétons l’acquisition aéronautique militaire la plus importante depuis 1983. Il s’agit de 24 avions F-16 modernisés, équipés des meilleures technologies, qui rivalisent avec les meilleurs appareils opérant dans le ciel sud-américain et mondial », a déclaré Luis Petri, précisant que le président argentin Javier Milei assistait à la signature par vidéoconférence.

« Avec ces nouveaux avions, nous franchissons une étape majeure dans notre politique de défense, en restaurant la capacité supersonique de notre aviation et en permettant à notre force aérienne de relever les défis technologiques du XXIe siècle », a-t-il ajouté.

Le ministre a conclu : « Grâce à cet investissement, je peux affirmer avec fierté que nous commençons à reconquérir notre souveraineté aérienne, et que l’ensemble de notre société sera mieux protégée contre les menaces qui nous confrontent. »

Le ministère de la Défense argentin a précisé :

« Ces chasseurs F-16 constitueront l’épine dorsale du système de défense aérienne argentin, mission assurée jusqu’à présent par les Mirage pendant plus de quatre décennies. L’achat de ces avions confirme la volonté du gouvernement d’investir dans la défense afin de renforcer les capacités de l’instrument militaire.

Le système F-16 acquis comprend des versions monoplace, des biplaces destinées à la formation avancée, des armements ainsi que le matériel de soutien. Cet avion nord-américain est un appareil polyvalent, capable d’effectuer des missions air-air comme air-sol.

L’accord prévoit la fourniture de quatre simulateurs de vol, huit moteurs, et garantit les pièces de rechange pour une durée de cinq ans. Une formation spécifique sera également assurée pour les pilotes et les mécaniciens affectés à ce système d’armes. »