Article de 389 mots ⏱️ 2 min de lecture

La perspective de la station permanente d’une brigade de la Bundeswehr en Lituanie pose des défis financiers importants pour ce pays balte. En particulier, les coûts liés aux infrastructures civiles nécessaires pour loger les soldats allemands et leurs familles n’avaient pas été prévus, comme l’a rapporté l’attaché militaire allemand à Vilnius à Berlin. Ces informations reflètent cependant la situation telle qu’elle était il y a deux mois.

Ce rapport en provenance de Vilnius, publié en premier lieu mercredi, date du 1er novembre. L’attaché y exprimait ses inquiétudes financières, soulignant que la Lituanie doit simultanément répondre aux exigences liées à l’infrastructure pour la Bundeswehr et continuer à financer l’acquisition de chars lourds de combat. Le pays a été totalement surpris par l’annonce du ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, en juin, concernant le déploiement permanent d’une brigade de combat allemande sur son sol.

Avant cette décision de stationnement permanent, la Lituanie avait budgété jusqu’à 600 millions d’euros pour l’infrastructure d’une brigade allemande rotative, mais ce montant s’avère insuffisant pour un déploiement à durée indéterminée.

L’attaché militaire allemand à Vilnius avait également souligné que les débats politiques en Lituanie ne portent pas sur la présence militaire allemande en elle-même, mais sur la priorisation entre les objectifs militaires et les engagements civils, notamment parce que le niveau exigé pour les infrastructures civiles destinées à la Bundeswehr dépasse celui destiné aux forces armées lituaniennes. Il a insisté sur le fait qu’il sera difficile à justifier auprès du Parlement et de la société que des investissements lourds dans des infrastructures haut de gamme soient effectués, au détriment d’un renforcement des capacités militaires de défense et de dissuasion.

Cependant, le lundi précédent, Boris Pistorius et son homologue lituanien Arvydas Anušauskas ont signé à Vilnius une feuille de route définissant le calendrier du stationnement. Cette signature confirme que, malgré les difficultés financières, la Lituanie mise toujours sur la brigade allemande. Les détails concernant les infrastructures civiles — logements, écoles, crèches — font désormais l’objet de discussions approfondies entre les deux gouvernements, selon les autorités des deux pays.