Selon un rapport du New York Times, les forces israéliennes connaissaient le plan d’attaque du Hamas depuis plus d’un an, mais n’en ont pas tenu compte avec la gravité nécessaire. Cette révélation jette une lumière nouvelle sur les événements qui ont conduit à l’attaque surprise du 7 octobre dernier.
Une analyste des forces armées israéliennes avait en effet rassemblé depuis longtemps des observations détaillées sur la surveillance des milices du Hamas. Elle avait identifié des indices clairs sur les objectifs potentiels des attaques, notamment contre les points de contrôle et unités à la frontière israélo-gazaouie. Les préparatifs pour cette offensive étaient visibles et documentés bien avant leur exécution.
Toutefois, ces données n’ont pas conduit à une évaluation appropriée. La hiérarchie militaire a sous-estimé la probabilité d’une telle attaque, estimant qu’un assaut d’une telle ampleur était peu plausible. Plusieurs sources indiquent que le fait que les avertissements proviennent d’une femme analyste a peut-être contribué à ce déni. Une soldate d’une unité féminine de surveillance en poste à la frontière avec Gaza a déclaré que ses rapports de situation avaient souvent été ignorés ou minimisés.
Cette affaire soulève des questions sur les biais internes dans le traitement du renseignement au sein de l’armée israélienne, ainsi que sur les mécanismes de décision et d’évaluation du risque avant un événement majeur.