Quatorze drones Shahed iraniens ont de nouveau été abattus, tandis que la Russie subit de lourdes pertes humaines et matérielles sans progresser significativement sur le terrain. La presse suédoise Svenska Dagbladet relaye un discours pro-Poutine en donnant la parole à un propagandiste affilié au Valdaiklubben, un cercle proche du Kremlin, dans le cadre d’une opération d’influence visant à pousser l’Occident à céder des territoires ukrainiens actuellement occupés par la Russie.
Les Forces armées ukrainiennes ont annoncé avoir abattu 14 drones de surveillance irano-russes Shahed durant la nuit. Parallèlement, la Russie a tiré huit missiles sol-sol S-300 contre la région de Donetsk. L’absence de systèmes antimissiles tels que Patriot ou SAMP-T sur place empêche leur interception.
Selon le dernier bilan du quartier général ukrainien, les pertes russes du jour s’élèvent à 1 180 soldats tués, 13 chars détruits et 28 véhicules blindés de transport ou de combat éliminés. Les conditions météorologiques défavorables limitent toutefois l’usage des drones par l’armée ukrainienne, réduisant l’efficacité de l’observation et du ciblage dans les zones occupées.
Une hypothèse avancée pour expliquer la persistance des attaques à l’aide de drones Shahed, souvent abattus, est que la Russie cherche à cartographier les défenses ukrainiennes tout en épuisant les réserves de missiles sol-air. Cette stratégie précède probablement des raids plus massifs de missiles de croisière. Par ailleurs, les bombardiers stratégiques russes Tu-95 « Bear » semblent réduire leur charge de missiles, probablement à cause de l’usure avancée de ces appareils.
Sur le plan stratégique, la Russie poursuit des assauts massifs causant environ 1 000 pertes humaines chaque jour dans une tentative de stabilisation du front. Ce constat s’accompagne d’une campagne de propagande relayée notamment par des médias occidentaux comme Svenska Dagbladet, qui donne une tribune à un propagandiste du club de réflexion Valdaiklubben pour promouvoir la thèse d’un nécessaire abandon par l’Ukraine des territoires occupés. Cette prise de position correspond à une opération d’influence russe destinée à légitimer une victoire russe et ainsi remettre en cause les fondements de l’ordre international établi depuis la création de l’ONU.
Il est à noter que Svenska Dagbladet, détenu par Schibsted, reçoit des subventions publiques importantes (plus de 40 millions de couronnes suédoises en 2022), ce qui soulève des questions sur la justesse éditoriale et la possible infiltration ou influence de services russes.
Le Valdaiklubben tire son nom de Valdaï, le site de la résidence privée de Vladimir Poutine, un lieu symbolique pour la haute sphère russe.
Par ailleurs, dans le cadre européen, environ 480 000 obus d’artillerie ont été fournis ou sont en cours de livraison à l’Ukraine, un volume suffisant pour soutenir environ 100 jours de combats, compte tenu d’une consommation moyenne estimée à 5 000 obus par jour. Cette munition inclut différentes qualités, certains calibrés selon les standards soviétiques, d’autres plus performants, notamment ceux répondant aux normes OTAN.
Sur le plan géopolitique et sociétal parmi les évolutions récentes russes, la Cour suprême russe a formalisé l’interdiction de toute forme d’activisme liée aux orientations sexuelles non hétérosexuelles, renforçant la persécution des personnes LGBT dans le pays et alignant ainsi la Russie sur des régimes islamistes conservateurs en la matière.
Concernant l’impact du conflit sur la société russe, Vladimir Poutine a récemment appelé à une politique nataliste visant à ce que toutes les femmes russes donnent naissance à huit enfants, une réponse à l’effondrement démographique que connaît le pays, marqué par des départs massifs de la jeunesse vers l’étranger.
Enfin, sur le plan militaire, les forces ukrainiennes utilisent des équipements adaptés pour contrer la menace dronique, bien que les systèmes anti-drones spécifiques soient coûteux et rares. Certains soldats déploient même des moyens improvisés comme des fusils à pompe pour neutraliser les drones à courte portée, soulignant les difficultés à détecter et contrer efficacement ces menaces dans un environnement de combat intense.
Les attaques russes sur la ville de Kharkiv se poursuivent, notamment via des frappes à l’aide de missiles S-300 en mode balistique sol-sol, qui tombent souvent sans avertissement, rendant difficile l’activation des alertes aériennes avant l’impact. Par ailleurs, des initiatives ont permis la construction d’écoles sécurisées dans le métro de Kharkiv pour assurer une éducation protégée aux enfants sous les bombardements.
Slava Ukraini ! Heroiam slava ! Ensemble vers la victoire !