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La femme du chef du renseignement militaire ukrainien, Budanov, a été empoisonnée, déclenchant une enquête pour tentative de meurtre. Malgré des pertes matérielles russes limitées dues à une tempête de neige empêchant l’utilisation des drones, les pertes humaines russes restent très élevées, témoignant de la poursuite de combats intenses.

Selon un rapport de Kyiv Post, Marianna Budanova vivait avec son mari dans son bureau à Kiev, vraisemblablement pour des raisons de sécurité liées aux nombreuses menaces dont il est la cible. Le général Budanov aurait déjà fait face à une dizaine de tentatives d’assassinat russes et avait été gravement blessé par une bombe dissimulée dans une voiture.

Actuellement hospitalisée, Marianna Budanova a bénéficié d’une prise en charge rapide, selon une source proche du dossier. Vivre au sein même du quartier général du renseignement militaire (GUR) suggère que l’empoisonnement pourrait s’inscrire dans une nouvelle tentative visant à éliminer Budanov lui-même. Cela soulève la possibilité qu’un infiltré russe soit parvenu à s’introduire ou à contaminer une livraison alimentaire destinée au couple.

Sur le front, les pertes matérielles russes hier ont été très limitées en raison des conditions météorologiques, avec très peu de drones en fonctionnement. Selon le rapport matinal des forces ukrainiennes, seuls trois chars, trois véhicules blindés de transport de troupes ou véhicules de combat motorisés, une unique obusière et trois véhicules de transport ont été détruits.

En revanche, les pertes humaines russes restent dramatiques avec 860 tués annoncés sur la journée. Le général Valery Zaluzhny, commandant en chef ukrainien, avait récemment reconnu que le seuil des 150 000 pertes russes avait été franchi mais que cette estimation avait été initialement assimilée à un facteur susceptible de contraindre la Russie à cesser son offensive, ce qui ne s’est pas produit. Le conflit se poursuit donc avec une intensité meurtrière toujours élevée.

Le taux de pertes russes est d’autant plus préoccupant que certains régiments, normalement composés d’environ 2000 hommes, ne comptent plus que des dizaines de soldats. À la ligne du front de Dnipro, où 300 à 400 soldats ukrainiens tiennent un tête de pont, les forces russes rassemblent environ 19 000 hommes issus de plusieurs brigades, régiments et bataillons, mais ces unités sont affaiblies et ne parviennent pas à reprendre le terrain.

De son côté, le renseignement militaire ukrainien GUR a confirmé une intoxication alimentaire affectant plusieurs de ses agents, en plus de Marianna Budanova, tous traités actuellement. L’empoisonnement proviendrait d’un plat commandé en livraison, vraisemblablement contaminé par des métaux lourds étrangers au cadre civil ou militaire quotidien, ce qui suggère une tentative délibérée de ciblage.

Dans un registre technologique, les forces ukrainiennes continuent de déployer des drones FPV d’une précision redoutable, capables de frapper efficacement des objectifs même protégés, ce qui complique la défense russe. Par ailleurs, les services russes tentent de perturber localement les systèmes de navigation et de surveillance par GPS et satellites autour de la base navale de Sébastopol, mais ces actions demeurent limitées géographiquement.

Sur le plan géopolitique, la Finlande a fermé complètement sa frontière terrestre avec la Russie, ce qui modifie les flux migratoires vers les pays nordiques, suscitant des scénarios d’instabilité et de pressions hybrides, y compris des risques d’afflux maritime non contrôlé. Le chef d’état-major suédois met en garde contre ces menaces potentielles.

Enfin, la Joint Expeditionary Force (JEF) dirigée par le Royaume-Uni va commencer à patrouiller en mer Baltique et dans certaines zones de l’Atlantique Nord, avec notamment la participation de deux navires suédois de la classe Visby, afin de protéger les infrastructures sous-marines vitales face à une recrudescence des actes de sabotage.

La situation sur le terrain reste donc caractérisée par une forte résistance ukrainienne malgré la pression russe, associée à une lutte acharnée tant dans le domaine militaire que sécuritaire et le renseignement.