Article de 719 mots ⏱️ 4 min de lecture

La nouvelle bombe nucléaire tactique américaine B61-13, qui peut être déployée par le chasseur furtif de cinquième génération F-35, est capable de causer une destruction massive dans les grandes zones urbaines russes. Une seule frappe sur Moscou pourrait entraîner la mort de plus de 310 000 personnes.

Cette arme, récemment intégrée à l’arsenal nucléaire des États-Unis sous l’administration Biden, représente une avancée significative en termes de puissance et de portée. Baptisée B61-13, elle succède à la bombe B61-12 avec une puissance maximale estimée à environ 350 kilotonnes, soit sept fois celle de son prédécesseur et plus de vingt fois la puissance de la bombe Little Boy larguée sur Hiroshima en 1945 (15 kilotonnes).

Un impact dévastateur et une menace accrue

Selon des analyses récentes, la bombe B61-13 produirait une zone de destruction immédiate très étendue. Dans un rayon d’environ 800 mètres (un demi-mile) autour du point d’explosion, la population serait incinérée instantanément par une immense boule de feu. Au-delà, dans un rayon de trois kilomètres, les survivants seraient probablement exposés à des radiations mortelles dans le mois suivant le bombardement.

Les conséquences sanitaires à plus long terme sont tout aussi dramatiques : 15 % des personnes survivantes dans la zone irradiée risqueraient de développer un cancer mortel, tandis qu’un nombre encore plus important souffrirait de brûlures graves et d’autres séquelles.

Si la bombe ciblait Saint-Pétersbourg, dont la densité de population est supérieure à celle de Moscou, on estime que le bilan humain pourrait dépasser 360 000 morts.

Contexte géopolitique et militaire

Ces développements interviennent dans un climat de tensions accrues entre la Russie et l’OTAN depuis le début du conflit en Ukraine en 2022. La possibilité d’un recours aux armes nucléaires tactiques fait désormais l’objet d’analyses fréquentes, tant le conflit s’étend et s’enracine dans une logique d’affrontement indirect entre blocs.

Le Pentagone justifie le déploiement de la B61-13 comme une réponse nécessaire pour frapper des cibles militaires complexes et à haute valeur stratégique qu’aucune autre arme ne pourrait neutraliser efficacement.

Le F-35, vecteur clé des armes nucléaires tactiques

Le F-35 représente une pièce maîtresse de cette nouvelle capacité stratégique. Malgré près de 800 anomalies techniques non résolues et une préparation incomplète à un conflit de haute intensité, cet avion de combat furtif reste un adversaire redoutable pour la Russie.

Polyvalent, il combine des fonctions de détection avancées, de combat air-air et d’attaque au sol, incluant la capacité d’emporter des bombes nucléaires. Depuis les bases situées en Europe de l’Est, dans l’Arctique et jusqu’au Pacifique occidental, il peut opérer à proximité des frontières russes tout en minimisant ses risques de détection radar.

Les capacités furtives du F-35 complètent les projets américains de modernisation nucléaire, qui incluent aussi l’introduction prochaine du bombardier furtif B-21, capable de transporter plusieurs ogives nucléaires.

Réponse russe : une défense aérienne renforcée

Face à cette menace croissante, la Russie investit massivement dans des systèmes de défense antiaérienne sophistiqués. Le système S-400, basé sur des radars multibandes opérationnels, constitue le cœur d’un dispositif réputé parmi les plus performants au monde pour détecter et contrer les avions furtifs.

Le nouvel élément de ce réseau est le système S-500, qui améliore la surveillance spatiale de l’espace aérien russe en ciblant à longue distance non seulement les avions, mais aussi les ravitailleurs en vol et les satellites, éléments essentiels pour contrer l’efficacité opérationnelle du F-35.

Par ailleurs, la Russie multiplie les capacités offensives capables de frapper les bases aériennes hébergeant des F-35, y compris au-delà de ses frontières, soulignant la vulnérabilité du chasseur furtif liée à sa maintenance intensive et à son rayon d’action limité.

Ces limitations obligent les appareils à un temps au sol conséquent pour chaque heure de vol, rendant stratégiquement indispensables des bases proches des zones de combat.