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L’armée ukrainienne enregistre des avancées au sud de Bakhmut, entre le village de Klishchiivka et la ville en ruines, tandis que la Russie progresse au nord d’Avdiivka, mais à un coût humain et matériel très élevé. Par ailleurs, Moscou semble en train de repositionner ses systèmes de défense aérienne depuis l’exclave de Kaliningrad vers une base aérienne près de Rostov-sur-le-Don, probablement pour mettre ses forces aériennes à l’abri des frappes ukrainiennes de type ATACMS.

Sur le terrain, les gains ukrainiens concernent une section d’environ 500 mètres de route au sud de Bakhmut, désormais disputée après avoir été tenue par les forces russes. Du côté russe, des avancées ont été signalées au nord d’Avdiivka, sur une zone agricole d’environ un kilomètre carré récemment contrôlée. Ces progrès se paient cependant au prix fort : les pertes russes comptabilisées sur une seule journée sont parmi les plus lourdes depuis le début du conflit, avec 930 tués, 18 chars détruits, 43 véhicules blindés de transport de troupes, 42 pièces d’artillerie, plusieurs systèmes de roquettes multiples et 34 véhicules logistiques perdus, ainsi que 13 équipements spéciaux.

Ce bilan témoigne d’une véritable hécatombe matérielle et humaine pour Moscou. L’armée ukrainienne subit également des pertes, mais l’ampleur russe est exceptionnellement élevée.

Par ailleurs, des mouvements stratégiques sont observés sur la défense aérienne russe. Des transports massifs à bord d’avions AN-124 ont été repérés, desservant des rotations entre Kaliningrad et la région de Rostov-sur-le-Don. Des images satellite récentes montrent une importante concentration de systèmes S-400 autour d’une base aérienne proche de Rostov, renforçant l’hypothèse d’un repositionnement pour protéger les aéronefs d’attaque, en particulier des hélicoptères et des avions, contre les missiles ukrainiens à longue portée ATACMS, que l’Ukraine ne peut légalement pas utiliser sur le territoire russe.

Cette réorganisation indique une volonté russe de préserver ses capacités aériennes dans un secteur considéré comme plus sûr, au sein de la Fédération de Russie. Le caractère urgent et massif de cette logistique souligne les difficultés opérationnelles russes actuelles sur le front ukrainien.

Sur un autre registre, plusieurs vins ukrainiens sont désormais disponibles en Suède via le système officiel de distribution Systembolaget. Le Cabernet Sauvignon Odesos 2021, millésime pré-invasion, a été testé et s’avère d’une qualité notable, surpassant même certains vins américains comparables. Ce vin se révèle parfait pour accompagner des viandes grillées, avec une complexité élégante et une structure aromatique bien équilibrée.

Malgré cela, le monopole suédois n’a pas intégré ces vins au catalogue standard, limitant leur accès au public à des commandes en gros. Ce paradoxe est souvent lié aux circuits d’importation et aux contraintes du marché du vin.

Sur le plan international, les renseignements britanniques rapportent la destruction probable de quatre systèmes de défense aérienne à longue portée russes, dont trois S-400, lors des dernières opérations. Ces pertes majeures contribuent à expliquer le repositionnement observé.

Dans la sphère diplomatique et stratégiques, Vladimir Poutine a signé la dénonciation officielle du traité d’interdiction des essais nucléaires, étape à interpréter principalement comme un message politique destiné à équilibrer la posture des États-Unis, qui n’a jamais ratifié le traité mais s’y est conformé depuis 1996.

Ce retrait est perçu comme un outil de communication destiné à renforcer la pression psychologique par le Kremlin, dans un contexte de guerre prolongée.

Enfin, la situation reste tendue, avec des tentatives russes répétées d’avancer notamment vers Vuhledar, où un nouvel échec a été documenté par la destruction de nombreux véhicules blindés russes. Des séquences vidéo montrent par ailleurs l’efficacité des drones ukrainiens FPV, utilisés contre les véhicules légers et l’artillerie russes, témoignant d’un combat de haute intensité et d’un usage toujours accru des nouvelles technologies sur le champ de bataille.

L’officier en chef ukrainien Valeri Zaloujni a récemment reconnu dans une interview au magazine The Economist que le conflit atteint un stade de « stabilisation technologique », comparable à un état de guerre de tranchées où un « grand et beau percée » est peu probable. Il appelle à un renforcement urgent du soutien occidental, notamment en matière de supériorité aérienne et de disponibilité accrue d’armements lourds, soulignant que la guerre risque de s’enliser si rien ne change.

Dans ce contexte, la nécessité d’un engagement militaire occidental direct pour mettre fin au conflit apparaît une option de plus en plus discutée, tandis que la guerre continue de s’enliser, alimentée notamment par le soutien stratégique de la Chine à la Russie.

La durée du conflit, son issue et les capacités opérationnelles respectives des belligérants restent marquées par cette dynamique d’usure où chaque perte humaine ou matérielle compte lourdement.

Slava Ukraini ! Gloire aux héros ! Ensemble, vers la victoire !