Des pilotes ukrainiens ont entamé leur formation sur F-16 en Arizona avec la Garde aérienne nationale, rapprochant Kiev de l’acquisition des appareils fabriqués aux États-Unis que l’Ukraine estime essentiels pour défendre son territoire souverain et ses citoyens face aux forces russes.
L’ambassadrice américaine en Ukraine, Bridget Brink, a annoncé ce programme de formation, soulignant qu’il s’agit d’« une étape cruciale dans le renforcement de la défense aérienne ukrainienne ». Elle a ajouté : « Les États-Unis sont fiers de travailler avec leurs partenaires européens pour soutenir l’Ukraine contre l’agression brutale de la Russie. »
Un porte-parole de la Garde nationale a précisé jeudi que la 162e Escadre de la Garde aérienne nationale de l’Arizona à Tucson a commencé cette semaine à former un petit groupe de pilotes ukrainiens aux « fondamentaux du F-16 », un cursus qui devrait s’étendre sur plusieurs mois. Selon le Pentagone, les formations classiques au pilotage du F-16 durent habituellement environ huit mois.
La formation pratique se déroule à la base aérienne de la Garde nationale de Morris, suivant une première phase d’apprentissage de l’anglais à la base aérienne de Lackland, au Texas, le mois dernier. La maîtrise de l’anglais est indispensable pour piloter ces chasseurs américains.
Lors d’une conférence de presse à Bruxelles en début de mois, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Lloyd Austin, a indiqué que les F-16 pourraient être livrés à l’Ukraine d’ici la mi-année prochaine.
Le général David Allvin, vice-chef d’état-major de l’US Air Force, a souligné l’importance stratégique à long terme de cet appareil pour l’Ukraine, affirmant que la force aérienne ukrainienne pourra intégrer pleinement ces avions à ses forces armées.
Cette annonce intervient parallèlement à l’engagement des États-Unis à fournir une aide militaire supplémentaire à hauteur de 150 millions de dollars à l’Ukraine.
Ce nouveau soutien comprend notamment plus de roquettes GMLRS pour les systèmes de lance-roquettes multiples à haute mobilité, des munitions pour le Système national avancé de missiles sol-air, des missiles antichars TOW, des missiles AIM-9 Sidewinder ainsi que des obus de calibre 155 mm.
Ces munitions de 155 mm font l’objet de préoccupations récentes, car elles sont essentielles tant pour l’Ukraine, qui lutte contre l’invasion russe, que pour Israël, engagé dans un conflit contre le groupe militant palestinien Hamas, responsable d’une attaque meurtrière et d’enlèvements massifs le 7 octobre dernier.
Washington a assuré qu’il est en mesure de répondre aux besoins militaires conjoints de Tel Aviv et de Kiev.