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Le 22 octobre, les garde-côtes chinois ont affirmé avoir légalement intercepté le navire philippin Sierra Madre, qui s’était illégalement échoué sur le récif de Ren’ai, dans les îles Spratleys, et transportait des matériaux de construction en violation des réglementations en vigueur. Manille a fermement condamné ce qu’elle qualifie « d’action d’interception dangereuse » des garde-côtes chinois, laquelle a provoqué une collision avec un navire de ravitaillement philippin.

Le groupe de travail philippin chargé des affaires en mer de Chine méridionale a dénoncé dans un communiqué les « actions dangereuses, irresponsables et illégales » des garde-côtes chinois survenues le matin du 22 octobre, estimant qu’elles violaient la souveraineté, les droits souverains et la juridiction des Philippines.

Un incident s’est produit à 6h04, heure locale, lorsque le navire de ravitaillement philippin Unaiza May 2, immatriculé sous le numéro 5203, a frôlé un navire des garde-côtes chinois. Selon Gan Yu, porte-parole des garde-côtes chinois, ces manœuvres philippines constituaient une violation de la souveraineté territoriale chinoise ainsi que de la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Il a appelé les autorités philippines à cesser immédiatement ces « actions d’infraction ».

Les garde-côtes chinois ont précisé qu’à 6h14, malgré plusieurs avertissements, le Unaiza May 2 a ignoré les consignes de sécurité et a croisé de manière non professionnelle la proue du navire chinois, entraînant ainsi une collision mineure.

Plus tard, à 8h13, le navire 4409 des garde-côtes philippins a délibérément fait marche arrière pour heurter un bateau de pêche chinois stationnaire, le Qing Sansha Fish 00003, provoquant une nouvelle collision. Pékin considère cette manœuvre comme une action intentionnelle visant à aggraver la situation. Les autorités chinoises accusent les Philippines d’avoir gravement enfreint les règles internationales de prévention des collisions maritimes, mettant en danger la sécurité des navires chinois. Pour leur part, les garde-côtes chinois affirment avoir agi de manière professionnelle et légitime, rejetant toute responsabilité sur Manille.

Gan Yu a ajouté que malgré de multiples avertissements, les Philippines avaient déployé deux navires de transport et deux garde-côtes dans les eaux proches du récif Ren’ai afin de livrer des matériaux de construction non autorisés vers le navire de guerre échoué.

Face à cette situation et après avoir rejeté plusieurs avertissements, les garde-côtes chinois ont pris des mesures de contrôle légales à l’encontre du navire philippin transportant ces matériaux illégaux. Des dispositions spéciales temporaires ont cependant été mises en place pour permettre le transport de biens essentiels tels que des denrées alimentaires. Toutefois, les navires philippins ont continué de s’approcher dangereusement des unités chinoises, provoquant les collisions. Pékin impute entièrement la responsabilité de ces incidents aux Philippines.

La Chine revendique une souveraineté incontestable sur les îles Spratleys, y compris le récif de Ren’ai et les eaux adjacentes. Selon Pékin, les actions des Philippines violent non seulement la souveraineté territoriale chinoise, mais aussi la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale ainsi que les engagements philippins eux-mêmes.

La Chine demande instamment aux Philippines de mettre fin à leurs actes d’infraction dans cette zone. Les garde-côtes chinois poursuivront leurs opérations d’application de la loi dans leurs eaux territoriales, déterminés à défendre fermement la souveraineté, les droits et les intérêts maritimes de la nation.