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L’escadron 161 de l’armée de l’air israélienne (IAF), surnommé « serpent noir », utilise le drone Hermes 450 développé par Elbit Systems. Ce système sans pilote est armé de diverses munitions de précision conçues par des fabricants israéliens, reconnues pour leur efficacité létale.

Les caractéristiques techniques précises de ces armes, incluant missiles et bombes, restent hautement confidentielles. L’arsenal compatible avec ce drone est régulièrement enrichi de nouvelles versions adaptées aux besoins opérationnels.

Les récentes vidéos des frappes menées par l’IAF contre des positions du Hamas à Gaza illustrent des frappes très ciblées, notamment sur des structures en hauteur. Le Hermes 450 joue un rôle clé dans ces opérations de précision.

L’escadron 161 opère depuis la base aérienne de Palmachim, située au centre d’Israël.

Selon Elbit Systems, le Hermes 450 se distingue par sa capacité à être déployé rapidement. Le système de contrôle au sol (GCS) permet la gestion efficace des missions. Doté de deux terminaux de données au sol (GDT), le drone peut exécuter simultanément deux missions via un seul poste de contrôle.

Le Hermes 450 a un poids au décollage de 550 kg, avec une capacité de charge utile de 180 kg. Son autonomie est de 17 heures et il peut évoluer jusqu’à une altitude maximale de 18 000 pieds. La plateforme peut être configurée avec différents types de charges utiles afin de s’adapter à la nature des missions.

Dans le contexte actuel du conflit, la part des drones dans le total des heures de vol de l’IAF est en hausse. Avant les hostilités, les drones représentaient déjà 80 % du volume horaire total des opérations aériennes de l’armée de l’air israélienne, un taux désormais en augmentation.

L’escadron est capable de réaliser des missions de surveillance et d’appui en temps réel, s’appuyant sur les renseignements collectés par la charge utile embarquée ainsi que sur des données complémentaires issues d’autres sources. Les capacités de ciblage « sniper » sont ainsi renforcées par une analyse précise et dynamique des informations recueillies.

Bien que l’IAF ne divulgue pas le détail des munitions employées par ses unités de drones armés, des sources de l’industrie ont confirmé que la gamme d’armes compatibles s’est étendue afin de répondre aux exigences croissantes des opérations militaires.