Le 7 octobre 2023, le Hamas, groupe militant contrôlant la bande de Gaza, a lancé une série d’attaques par roquettes contre Israël, faisant plus de cent morts, 900 blessés et des dizaines d’otages. En riposte, les Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont mené des frappes aériennes contre plusieurs cibles dans Gaza.
Des F-16 de l’Armée de l’Air israélienne ont détruit plusieurs bâtiments dans la bande de Gaza, causant la mort d’environ 200 personnes. Ces frappes ont visé notamment les infrastructures militaires du Hamas.
Le ministère palestinien de la Santé rapporte au moins 198 morts et plus de 1 600 blessés à Gaza, dans le cadre de la riposte israélienne à l’offensive du Hamas.
Les FDI ont annoncé le lancement de l’opération « Épées de fer », destinée à contrer les attaques et protéger les civils israéliens. Selon l’armée israélienne, « des dizaines de chasseurs frappent actuellement plusieurs objectifs appartenant à l’organisation terroriste Hamas » dans la bande de Gaza.
Dans la nuit du samedi, le ministre israélien des Infrastructures a annoncé la coupure de l’électricité à Gaza. Par ailleurs, l’espace aérien dans le sud d’Israël reste fermé.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré vouloir détruire les lieux où des membres du Hamas se cacheraient, en appelant les civils palestiniens à évacuer ces zones. Les FDI ont par ailleurs fait exploser un immeuble de 11 étages à Gaza, après avoir prévenu les habitants.
L’attaque initiale du Hamas, menée par air, terre et mer, a pris Israël au dépourvu un jour de fête religieuse, Simhat Torah, et exactement cinquante ans après la guerre de 1973 au Moyen-Orient.
Au total, plus de 2 000 roquettes ont été tirées vers le territoire israélien, selon les autorités, tandis que le Hamas affirme avoir capturé plusieurs soldats israéliens.
Le ministère israélien de la Santé fait état d’au moins 779 blessés admis à l’hôpital. De leur côté, les autorités sanitaires de Gaza ont comptabilisé 198 morts et 1 610 blessés le même jour.
Le Hamas a diffusé une vidéo de ses combattants infiltrant le sud d’Israël en deltaplane motorisé. L’organisation a nommé cette offensive « Inondation d’Al-Aqsa ».
Des images publiées montrent également des attaques par drones menées par le Hamas contre des positions israéliennes, une tactique désormais largement répandue dans les conflits, notamment en Ukraine.
Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas, a appelé dans une vidéo enregistrée à une mobilisation générale : « Si vous avez une arme, sortez-la. C’est le moment de s’en servir – sortir avec des camions, des voitures, des haches. Aujourd’hui commence la plus belle et la plus honorable histoire », a-t-il déclaré.
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a averti que le Hamas avait commis « une grave erreur » et assuré que l’État d’Israël « remportera cette guerre ».
Le major-général israélien Ghasan Alyan a déclaré que le Hamas avait « ouvert les portes de l’enfer à Gaza », suggérant la perspective d’une offensive terrestre israélienne dans cette zone densément peuplée au bord de la Méditerranée.
Des vidéos diffusées par les FDI montrent leurs frappes aériennes en représailles contre le Hamas dans la bande de Gaza.
Le président américain Joe Biden a condamné les « attaques terroristes en Israël » et assuré son soutien total à Tel-Aviv : « Israël a le droit de se défendre. Les États-Unis sont prêts à fournir tous les moyens appropriés ».
Cette escalade intervient dans un contexte de violences accrues entre Israël et militants palestiniens en Cisjordanie, territoire revendiqué par les Palestiniens pour un futur État.
Le groupe libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, a salué l’opération palestinienne, la qualifiant de « réponse décisive à l’occupation israélienne » et d’avertissement à ceux qui cherchent à normaliser leurs relations avec Israël.