L’armée spatiale américaine a battu un record en lançant un nouveau satellite seulement 27 heures après avoir reçu l’ordre, démontrant ainsi sa capacité à réagir rapidement en situation d’urgence. Ce lancement, qui a intrigué de nombreux habitants du sud de la Californie, témoigne des progrès significatifs dans le domaine de la réactivité opérationnelle spatiale.
Alors que la fusée s’élevait depuis le comté de Santa Barbara, des témoins à Los Angeles et San Diego ont observé une « lumière étrange » traversant le ciel, suivie d’un épais nuage de fumée. La traînée de la fusée était visible sur une vaste zone de la Californie du Sud, certains marines stationnés à Camp Pendleton, près de San Diego, ayant même pu l’apercevoir à plus de 320 kilomètres du site de lancement.
Il ne s’agissait pas d’un phénomène inexpliqué ou d’un objet volant non identifié, mais bien d’une opération de la Space Force.
Cette mission, nommée Victus Nox, avait pour objectif de tester la capacité de la Space Force à déployer rapidement un satellite en orbite, dans le cadre du programme « Tactically Responsive Space » (TacRS). Ce test a non seulement réussi mais a également établi un nouveau record de rapidité avec une mise en orbite réalisée en moins de 27 heures après ordre.
« Le succès de Victus Nox marque un tournant dans la capacité de notre pays à dissuader toute agression et, le cas échéant, à répondre avec la rapidité opérationnelle nécessaire pour fournir des capacités décisives à nos combattants », a affirmé le lieutenant-général Michael Guetlein, commandant du Space Systems Command. « Cet exercice démontre la réactivité tactique de bout en bout de notre force spatiale, prouvant que nous pouvons intégrer rapidement des capacités et répondre efficacement à toute menace dans des délais critiques. »
La fusée utilisée pour la mission était une Alpha, développée par Firefly Aerospace, qui transportait un satellite conçu par Millennium Space Systems. Le tir a eu lieu depuis la base spatiale de Vandenberg et a été supervisé par le commandement des systèmes spatiaux de l’US Air Force.
En août, Firefly Aerospace et Millennium Space Systems avaient été placés en état d’alerte, ce qui signifie qu’ils devaient se tenir prêts à acheminer les éléments nécessaires jusqu’au site de lancement. Initialement, ils disposaient d’un délai de 60 heures pour préparer la fusée une fois l’ordre donné, mais la préparation a été effectuée en seulement 58 heures, dépassant ainsi les attentes.
Plus tôt cette année, en avril, la Space Force avait également utilisé des fusées SpaceX pour lancer plusieurs satellites afin de déployer un réseau dédié aux communications et à la surveillance spatiale.