Trois mois après le lancement de l’offensive ukrainienne, l’évaluation de ses avancées reste complexe. Mike Kofman revient sur l’état de cette contre-offensive aux côtés de Nick Danforth, en soulignant notamment les difficultés à mesurer ses réels impacts face aux défenses russes. L’analyste explique également pourquoi l’absence récente de Yevgeny Prigozhin représente pour lui un élément positif dans la compréhension des dynamiques du conflit.
Au cours de leur échange, Mike Kofman évoque son analyse publiée avec Rob Lee, intitulée « Persévérance et adaptation : la contre-offensive ukrainienne après trois mois ». Cette étude met en lumière la capacité des forces ukrainiennes à s’ajuster face aux obstacles sur le terrain, tout en insistant sur la ténacité dont elles font preuve pour percer les lignes russes. Les constats formulés se rapprochent de ceux présentés dans le rapport récent de Jack Watling et Nick Reynolds pour le Royal United Services Institute (RUSI), Stormbreak : combattre à travers les défenses russes lors de l’offensive ukrainienne de 2023.
Les deux analyses s’accordent sur le fait que, malgré des progrès variables et parfois limités, la contre-offensive ukrainienne impose une pression persistante aux forces russes. Celle-ci affecte leurs capacités défensives et ouvre des opportunités localisées, mais sans pour l’instant entraîner une rupture décisive de leurs lignes.