Le ministère de la Défense britannique a indiqué qu’il n’envisage pas de recruter un groupe dédié d’anciens dirigeants de l’industrie de la défense, tout en soulignant l’intérêt potentiel de l’expertise du secteur privé pour améliorer les procédures d’approvisionnement militaire.
Dans une réponse écrite au Parlement publiée le 5 février, le ministre de la Défense Luke Pollard a répondu au député conservateur Ben Obese-Jecty, qui s’enquérait d’une éventuelle évaluation de l’adoption du modèle américain de « managers issus du secteur privé pour la défense nationale ».
« Le ministère de la Défense n’a pas l’intention de recruter un groupe dédié d’anciens cadres de l’industrie de la défense », a déclaré Luke Pollard. Toutefois, il a précisé que le ministère reste attentif aux avantages que peut apporter l’expertise du secteur privé, citant notamment la nomination de Rupert Pearce en tant que Directeur national britannique de l’armement en octobre dernier.
Selon Pollard, Rupert Pearce bénéficie de « plus de 40 ans d’expérience dans les domaines du droit, de la technologie, des télécommunications, de l’énergie et du capital-risque ». Son expérience dans la gestion de grandes organisations et la promotion de l’innovation en fait un candidat idéal pour piloter les efforts visant à améliorer la coopération entre la défense et l’industrie. Par ailleurs, le ministère organise actuellement un concours pour recruter un nouveau Directeur général de l’Innovation Défense UK, ouvert aux candidats issus aussi bien de la fonction publique que du secteur privé.
Dans une autre réponse écrite publiée le même jour, le ministre a répondu au député Andrew Rosindell, du parti Reform UK, qui demandait quelles mesures avaient été prises pour améliorer l’efficacité en termes de coûts et de délais dans les procédures d’approvisionnement des forces armées.
Luke Pollard a rappelé que la Stratégie industrielle de défense et la Revue stratégique de défense prévoyaient une refonte du processus d’approvisionnement, incluant un « nouveau modèle segmenté » appuyé par des voies commerciales accélérées. L’objectif est de permettre aux programmes d’atteindre plus rapidement la phase contractuelle tout en améliorant la maîtrise des coûts. Le ministère vise une mise en place de cette approche segmentée d’ici le 1er avril 2026.