Des avions britanniques et de l’OTAN ont intensifié récemment la surveillance des forces russes en mer Noire, avec des appareils de reconnaissance opérant simultanément aux deux extrémités de cette zone stratégique.
Selon le suivi des vols en sources ouvertes, un Boeing E-3A Sentry de l’OTAN et un RC-135W Rivet Joint de la Royal Air Force (RAF) ont effectué de longues patrouilles de surveillance. Le E-3A était positionné à l’ouest de la mer Noire, tandis que le RC-135 Wpatrouillait à l’est. Ces missions sont des opérations régulières menées par l’OTAN et le Royaume-Uni dans cette région géopolitiquement sensible.
Le RC-135W Rivet Joint de la RAF est un avion spécialisé dans la surveillance électronique, conçu pour collecter des renseignements à partir du spectre électromagnétique. D’après la Royal Air Force, cet appareil peut être déployé aussi bien sur des missions stratégiques que tactiques, grâce à ses équipements capables de capter les émissions des réseaux de communication, des radars et d’autres sources électroniques.
L’équipage comprend des officiers et opérateurs systèmes d’armes spécialistes, dont la tâche est d’analyser en temps réel les signaux reçus et d’extraire des renseignements pouvant être transmis directement aux commandants sur le terrain. Le Rivet Joint a été largement engagé dans plusieurs opérations, notamment l’Opération Shader. Bien que désigné officiellement Airseeker, il est communément connu sous le nom de Rivet Joint. Le Royaume-Uni dispose de trois appareils de ce type.
De son côté, le Boeing E-3A Sentry de l’OTAN fait partie de la Force aéroportée de détection et de contrôle de l’Alliance (NAEW&CF), assurant une surveillance aérienne étendue ainsi que la gestion tactique des opérations. Le composant E-3A est l’une des deux unités opérationnelles de la NAEW&CF et constitue une capacité majeure multinationale de l’OTAN. Sa mission couvre la surveillance de l’espace aérien et le soutien au commandement et contrôle, agissant sous l’autorité du Commandant suprême allié en Europe et du Conseil de l’Atlantique Nord. La flotte E-3A de l’OTAN compte 14 avions, avec un personnel multinational d’environ 1 400 membres issus de 19 pays membres.
Il convient de souligner que ces vols sont intentionnellement visibles, afin que le public et la Russie soient informés de leur présence. Un caractère secret rendrait ces opérations inconnues et non détectées. Pour les observateurs notant que ces missions ne sont pas une nouveauté, il est exact qu’elles sont courantes, mais elles sont souvent médiatisées précisément parce qu’elles sont fréquentes.