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Le bombardement de la base russe de Kapustin Yar, site majeur pour les missiles Oresjnik, a été confirmé par l’état-major ukrainien, qui attribue l’attaque à des missiles de croisière ukrainiens FP-5 Flamingo. Par ailleurs, les activistes anti-russes et volontaires connus doivent éviter de transiter par Dubaï et plus largement par les Émirats arabes unis, en raison d’une coopération active avec Moscou aboutissant à des extraditions vers la Russie.

Selon les renseignements ukrainiens, des frappes ciblées ont causé des dommages confirmés sur la base d’entraînement interarmées de Kapustin Yar, en région d’Astrakhan, notamment sur une installation technique dédiée à la maintenance de missiles balistiques à moyenne portée, un bâtiment d’assemblage et un entrepôt logistique. Ces attaques s’inscrivent dans une série de frappes ukrainiennes sur des objectifs militaires russes dans les territoires occupés, notamment des dépôts logistiques et des concentrations de troupes dans la région de Zaporijjia, ainsi qu’un centre de commandement de drones dans la région de Donetsk.

Ces opérations soulignent la capacité ukrainienne à atteindre des infrastructures clés russes malgré l’ampleur du conflit.

Sur le plan stratégique et sécuritaire, une mise en garde claire est formulée aux opposants russes, volontaires et activistes anti-Poutine : ils doivent impérativement éviter les Émirats arabes unis, et particulièrement le hub aérien de Dubaï et la compagnie Emirates. En effet, les autorités des Émirats collaborent étroitement avec Moscou et procèdent à l’arrestation puis à l’extradition de personnes recherchées par la Russie. Un cas récent fait état d’un individu accusé par Moscou d’avoir participé à une tentative d’assassinat contre le chef adjoint du GRU, appréhendé à Dubaï et refoulé vers la Russie.

Bien que la véracité des accusations puisse être douteuse, ce phénomène démontre un risque élevé pour les opposants russes connus de transiter par Dubaï. Toute escale sur ce territoire pourrait mener à une arrestation expéditive suivie d’un procès inéquitable souvent assorti de lourdes peines, voire du travail forcé dans des conditions rappelant les anciens camps soviétiques.

Ce contexte alourdit encore l’image sombre de Dubaï, souvent perçue comme un centre névralgique du travail forcé et de la répression masquée derrière un miroir de luxe. Ce hub est particulièrement prisé par des ressortissants russes, ce qui accentue les risques pour les opposants en transit.

Il est donc recommandé d’éviter de voyager avec la compagnie Emirates et de ne pas prévoir de correspondances à Dubaï.

Sur le théâtre des opérations, la ville de Kherson subit des bombardements russes continus, affectant des zones résidentielles et provoquant des pertes civiles, notamment six blessés lors d’une attaque nocturne. Les forces ukrainiennes font état de la tactique russe dite du « double bombardement », visant à frapper une première fois puis à reprendre les frappes avec un temps différé pour éliminer les premiers secours.

Sur le champ de bataille, une vidéo spectaculairement filmée en FPV (First Person View) montre un drone ukrainien détruisant un véhicule tout-terrain russe en plein saut, illustrant la dimension innovante et parfois imprévisible des combats modernes.

Ce type d’événement rappelle que le courage des combattants et le hasard jouent souvent un rôle crucial dans le déroulement des opérations. Le soldat héroïque incarne à la fois un exceptionnel outlier et un modèle construit par le courage et la volonté, qui contraste avec les nombreux anonymes tombés sans témoins au combat.

Le spectre des drones s’élargit également, avec des frappes ukrainiennes confirmées à plus de 60 kilomètres de la ligne de front, notamment sur des points logistiques cruciaux à Kramatorsk. Cette extension profonde de la zone de menace impose une révision des doctrines militaires occidentales, afin de mieux protéger les unités arrières face à des attaques asymétriques et à longue portée.

La ville de Kramatorsk, pilier de la défense dans la région de Donetsk, voit ses infrastructures civiles ciblées, causant la mort d’au moins une personne et plusieurs blessés, ainsi qu’une attentio renforcée sur ses mécanismes de défense aérienne.

Par ailleurs, une explosion a été rapportée dans le port russe de Novorossiysk, sur la mer Noire, base navale où la flotte russe cherche à se protéger des attaques ukrainiennes.

Dans l’espace médiatique et politique, une lutte de récits s’intensifie. Le Financial Times souligne la persistance d’une propagande russe qui prétend une victoire imminente de Moscou et une défaite inéluctable de Kyiv, discours largement repris par certains milieux politiques occidentaux, notamment des partisans de Poutine.

Cette « doctrine de la défaite » est une narrative insidieuse, contredite par la réalité opérationnelle qui montre une guerre longue et sans percée majeure russe. Pour contrer cette influence, les démocraties libérales doivent affiner leur communication afin d’invalider la propagande ennemie tout en construisant un récit cohérent de résistance et d’efficacité.

Enfin, les pertes russes restent élevées : selon l’état-major ukrainien, 1 040 soldats russes auraient été tués récemment, avec des destructions significatives de véhicules et d’équipements. Cet indicateur fluctue en fonction des conditions météorologiques et des opérations menées sur différents fronts.

Dans un contexte où l’ennemi modernise ses tactiques, notamment par la multiplication des drones et la violence des frappes asymétriques, l’adaptation et la vigilance restent cruciales pour la défense ukrainienne et ses alliés.

Slava Ukraini ! Heroiam slava ! Razom do peremohi ! Smert voroham !