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Le blocage des terminaux Starlink non enregistrés aurait stoppé plusieurs offensives terrestres russes, compromettant non seulement l’utilisation des drones russes contrôlés via Starlink, mais aussi les systèmes de commandement au front.

Selon les rapports officiels d’Armyinform, cette interruption représente une véritable catastrophe pour l’armée russe sur le terrain :

« Pour l’ennemi au front, ce n’est même pas un problème, c’est une catastrophe. Toute la coordination des troupes s’est effondrée. Sur de nombreux secteurs du front, les attaques ont été stoppées.
[…]
Il est important de noter que les blogueurs russes pro-Kremlin ainsi que les soldats russes se plaignent massivement des coupures de ces terminaux sur les réseaux sociaux. »

Il est interdit de vendre Starlink à la Russie, mais certains terminaux sont acquis via des plateformes comme Dubaï, enregistrés avec des cartes bancaires et adresses non russes, et utilisés pour les systèmes de commandement russes en Ukraine.

En réponse à la destruction de drones russes équipés de Starlink, réputés pour leur télécommande difficilement brouillable, l’Ukraine a mis en place une procédure d’enregistrement des terminaux Starlink. Les terminaux non enregistrés sont désormais bloqués centralement par Starlink. Entreprises, particuliers et organisations volontaires doivent enregistrer leur matériel auprès d’un centre de services étatique.

Depuis le lancement de cette mesure, les pertes russes au front ont fortement diminué, atteignant les plus bas niveaux récents, une tendance difficile à expliquer jusqu’ici. Le dysfonctionnement des systèmes de commandement russes semble en être la cause principale. Moins d’assauts russes entraînent logiquement une baisse des pertes humaines, bien que les pertes matérielles de véhicules restent élevées en raison des opérations ukrainiennes en profondeur.

Cette expérience souligne l’intérêt pour les pays de l’OTAN, notamment la Suède, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Pologne et le Danemark, à anticiper et préparer un dispositif similaire. En cas d’attaque russe contre l’OTAN, notamment des opérations terrestres ou des débarquements dans le Nord de la Norvège, à Bornholm ou à Gotland, le blocage des terminaux Starlink non autorisés serait essentiel pour perturber la coordination adverse. Ces îles et archipels sont des points stratégiques pouvant servir à détourner des forces ou interrompre le soutien logistique entre les pays baltes, la Finlande et les partenaires nordiques.

Pour que cette stratégie soit efficace, un système de vérification et d’enregistrement fiable doit être en place avant le conflit. Par exemple, un enregistrement en ligne via un identifiant mobile bancaire pourrait être mis en œuvre, avec des seuils stricts sur le nombre de terminaux autorisés par personne (par exemple quatre, couvrant habitation, véhicule de loisir, résidence secondaire et bateau), et un contrôle potentiel des installations par photo lorsque ce nombre est dépassé.

Concernant les pertes russes récentes, l’état-major ukrainien a rapporté qu’un nouveau bilan affiche 770 soldats russes éliminés, un chiffre relativement bas, tandis que les pertes matérielles restent très élevées : environ 200 véhicules détruits, 60 pièces d’artillerie, deux systèmes de lancement d’obus inhabituels, cinq chars et quatre véhicules blindés de transport de troupes.

Cette concentration des efforts ukrainiens vise désormais à exploiter la profondeur du dispositif russe, en l’absence d’offensives ennemies majeures.

La situation se traduit également par des frappes ukrainiennes ciblées en profondeur sur des sites stratégiques russes. Fin janvier 2026, l’armée ukrainienne a mené une série d’attaques réussies sur le complexe de hangars du site d’essais de Kapustin Yar, dans la région d’Astrakhan, en Fédération de Russie. Ce site est connu pour la préparation au lancement de missiles balistiques intercontinentaux et à moyenne portée.

« Certaines infrastructures ont été endommagées, un hangar a subi des dégâts significatifs, et du personnel a été évacué. L’attaque a été réalisée notamment avec des armes de frappe longue portée fabriquées en Ukraine, notamment le missile FP-5 Flamingo. »

Par ailleurs, la diplomatie ukrainienne poursuit ses efforts ; un échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie est en cours, avec 314 détenus qui devraient être libérés, dont 157 Ukrainiens déjà remis en liberté.

Du côté international, la Finlande a annoncé un nouveau soutien militaire à destination de l’Ukraine d’un montant de 43 millions d’euros, renforçant ainsi l’appui occidental dans le conflit en cours.

Sur le plan diplomatique, un espoir de cessez-le-feu a émergé avec la poursuite de discussions en cours aux Émirats arabes unis, bien que la prudence reste de mise quant à l’aboutissement d’un accord de paix durable.

Enfin, à noter que les États-Unis et la Russie ont prolongé de six mois l’accord New START sur la réduction des armes nucléaires, permettant ainsi de continuer les négociations pour un nouveau traité, malgré des inquiétudes et des controverses dans la communication autour de cet accord.

Cette actualité illustre l’importance stratégique des technologies de communication et de leur contrôle dans les conflits modernes, ainsi que la nécessité pour les pays concernés de mettre en place dès maintenant des mécanismes de sécurisation adaptés.