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Les dernières poches de forces russes dans la moitié sud de Koupiansk ont été nettoyées et libérées par la défense ukrainienne. La Maison-Blanche a justifié hier les bombardements massifs à caractère terroriste du Kremlin contre l’Ukraine en affirmant que « Poutine a tenu sa parole », tentant ainsi de faire croire que la trêve avait duré d’un dimanche à l’autre, alors qu’en réalité, elle ne couvrait que le samedi et le dimanche.

L’Ukraine a libéré la moitié sud de Koupiansk des dernières troupes russes présentes, comme le signale DeepstateMap. Une petite poche russe persiste encore dans la partie nord de la ville, mais l’armée ukrainienne semble privilégier la stratégie d’entretien de cette poche résiduelle pour forcer l’ennemi à gaspiller ses ressources dans des tentatives de secours vouées à l’échec.

Donald Trump, ancien locataire de la Maison-Blanche, a défendu hier la campagne de bombardements russes contre l’Ukraine, affirmant que « Poutine a tenu ses promesses » en déformant la durée effective de la trêve. Alors que celle-ci ne s’appliquait que durant le samedi et le dimanche, il prétendit qu’elle englobait une semaine entière, de dimanche à dimanche. Cette réinterprétation suscite des interrogations – soit il s’agit d’un mensonge délibéré, soit d’une méprise grave, soit encore d’un trouble personnel important.

Par ailleurs, plusieurs événements récents et faits notables témoignent de l’évolution du conflit et des réactions internationales :

  • Une unité ukrainienne de défense aérienne a abattu un missile Shahed à l’aide d’une mitrailleuse lourde, nécessitant trois salves courtes seulement. Cette action souligne la rapidité d’intervention requise face à ces drones dans le contexte du conflit, mettant en lumière les défis liés à l’emploi de systèmes portables de défense aérienne.
  • Estonie a intercepté un cargo conteneurier entrant dans ses eaux territoriales près de Saint-Pétersbourg, suspecté d’activités de contrebande. L’équipage russe de 23 personnes a été appréhendé sans résistance. Cette opération, la première de cette ampleur dans les eaux intérieures estoniennes, a mobilisé plusieurs agences de sécurité, la marine et les forces aériennes.
  • Une attaque terroriste russe contre Odesa a causé au moins sept morts et huit blessés parmi les civils à la suite d’un bombardement utilisant des munitions à sous-munitions sur un marché populaire de Droujkivka.
  • En Allemagne, deux individus suspects de sabotage industriel ont été arrêtés pour avoir dégradé la fabrication de nouvelles corvettes allemandes, causant notamment des dommages sur des moteurs et systèmes de sécurité à Hambourg et en Grèce.
  • Un déraillement d’un train-citerne russe chargé de carburant dans la région russe de Tambov a provoqué une explosion, une nouvelle illustration des difficultés logistiques et incidents en arrière-front russe.
  • Le Conseil de l’Union européenne a adopté un cadre juridique permettant de fournir un soutien financier de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, sous forme de prêts, dont 30 milliards destinés à l’économie civile ukrainienne et 60 milliards pour l’industrie de défense et l’achat de matériel militaire. Ces fonds sont assortis de conditions strictes en matière d’État de droit, de lutte contre la corruption et privilégient les achats auprès d’entreprises basées en UE, en Ukraine et dans les pays EEE-AELE.
  • Un forum à Stockholm organisé par Nordic Ukraine Forum réunira au début février des opérateurs de drones, des militaires ukrainiens ainsi que des experts en robotique de défense, afin d’échanger sur les technologies et stratégies appliquées dans le conflit, notamment via des commandants de la « Da Vinci Wolves », une unité d’élite ukrainienne spécialisée dans les systèmes sans pilote.

Un documentaire danois diffusé par SVT révèle l’intensification de l’endoctrinement nationaliste et militariste dans le système scolaire russe depuis le début de la guerre à grande échelle. Cette idéologie glorifie la supériorité russe, menace l’Occident, et justifie la guerre comme voie légitime. Ce conditionnement concerne plusieurs générations et ne devrait pas disparaître avec un simple revers militaire en Ukraine, au contraire, aucune occupation ni démocratisation n’étant envisageable sur le sol russe.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky estime dans une interview télévisée que la Russie aura besoin d’au moins deux années supplémentaires pour conquérir totalement le Donbass, avec un coût humain estimé à 800 000 pertes du côté russe. Cette projection est cohérente avec la lente progression observée sur des villes telles que Pokrovsk et Myrnohrad, qui restent partiellement tenues malgré plus d’un an de combats.

Cette analyse souligne la durée probable d’un conflit à haute intensité et la nécessité d’un soutien continu à l’Ukraine sur les plans militaire, économique et diplomatique.

Slava Ukraini! Heroyam slava! Razom do peremohy! Smert voroham!