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Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a reconnu que le président américain Donald Trump soulevait « un point important » en matière de sécurité dans l’Arctique, alors que l’OTAN a lancé une nouvelle initiative pour renforcer la coordination et la vigilance dans la région du Grand Nord face à l’intensification des activités russes et chinoises.

Lors d’une conférence de presse au siège de l’OTAN à Bruxelles, juste avant la réunion des ministres de la Défense le 12 février, Mark Rutte a confirmé le lancement d’« Arctic Sentry », dévoilé quelques heures auparavant. Il a qualifié ce programme de pivot pour unifier les actions des Alliés dans cette zone stratégique sous une approche opérationnelle commune. Interrogé sur un éventuel lien entre Arctic Sentry et l’insistance répétée de Donald Trump sur le Groenland ainsi que les voies maritimes arctiques, Rutte a affirmé que les préoccupations du président américain étaient fondées et devaient être prises au sérieux.

« Il est important que nous comprenions collectivement qu’il a un point majeur ici, et qu’il est très clair sur la sécurité arctique et les risques liés à l’ouverture des routes maritimes que nous observons, » a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a mis en garde contre l’augmentation prévisible de la présence et des activités russes et chinoises le long de ces nouvelles voies maritimes. « Les Russes et les Chinois deviendront toujours plus actifs dans la région, et nous devons donc rester très vigilants et ne pas faire preuve de naïveté, » a-t-il insisté.

Mark Rutte a expliqué que l’initiative Arctic Sentry faisait partie de plusieurs pistes abordées lors de sa rencontre avec Donald Trump à Davos, et qu’elle constituait un résultat concret de cette orientation stratégique. « C’est un moyen pour l’OTAN d’assumer collectivement davantage de responsabilités dans la protection de l’Arctique. Arctic Sentry en est clairement la traduction, » a-t-il souligné.

Il a confirmé que l’OTAN coordonnerait ses activités dans la région arctique sous l’autorité du Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), avec une délégation de responsabilités confiée au Commandement conjoint des forces à Norfolk. L’initiative compte également s’appuyer sur l’« Allied Command Transformation » pour intégrer les technologies émergentes et identifier les lacunes en matière de capacités. Bien que ne fournissant pas davantage de détails opérationnels, Rutte a précisé que cette démarche s’inspirait des programmes existants tels que « Baltic Sentry » et « Eastern Sentry », destinés à améliorer la coordination et la préparation dans des zones sensibles.