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La Suède a annoncé jeudi qu’elle enverrait des avions de chasse pour patrouiller au Groenland, dans le cadre d’une mission nordique de l’OTAN récemment lancée dans l’Arctique. Cette initiative vise notamment à apaiser les inquiétudes exprimées par le président américain Donald Trump.

Dans un communiqué, le gouvernement suédois a précisé que des chasseurs Gripen, fabriqués en Suède, seraient déployés pour surveiller le territoire autonome danois du Groenland, dans le cadre de la mission Arctic Sentry de l’OTAN.

« En tant qu’allié de l’OTAN, la Suède a la responsabilité de contribuer à la sécurité de l’ensemble du territoire de l’Alliance. La région arctique prend une importance stratégique croissante », a déclaré le Premier ministre Ulf Kristersson.

Le gouvernement a également souligné qu’en tant que l’un des sept États arctiques membres de l’alliance transatlantique, la Suède accueillait favorablement « une présence renforcée de l’OTAN dans la région ».

Dans un autre communiqué, les Forces armées suédoises ont indiqué que les avions de chasse seraient basés en Islande, où six appareils sont stationnés depuis début février dans le cadre de la force de réaction tournante de l’OTAN baptisée Air Policing.

Cette contribution comprendra principalement « diverses activités d’entraînement conjointes avec l’Armée de l’air danoise ».

Les forces spéciales suédoises seront également déployées au Groenland pour participer à des exercices d’entraînement durant quelques semaines, a précisé l’armée.

L’OTAN a indiqué que la mission Arctic Sentry, lancée cette semaine, visait dans un premier temps à coordonner les actions déjà menées par ses membres dans la région.

Il reste toutefois incertain si des capacités militaires supplémentaires importantes seront déployées sous cette nouvelle initiative dans l’Arctique.

Les menaces formulées par Donald Trump visant à saisir le Groenland, justifiées par une supposée menace russe et chinoise dans l’Arctique, ont provoqué le mois dernier la plus grave crise au sein de l’OTAN depuis plusieurs années.

Le président américain a finalement fait marche arrière après avoir annoncé avoir conclu un « cadre d’accord » sur le Groenland avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.